Tourisme : les chiffres de l'OMT confirment l'attractivité de la destination Afrique

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(Crédits : Shutterstock)
Les arrivées de touristes sur le sol africain ont été marquées par une croissance assez solide sur les 10 premiers mois de l’année. Une tendance qui confirme l’attractivité du continent. C’est principalement la reprise en Afrique du nord qui tire cette croissance africaine mais au sud du Sahara aussi, les arrivées touristiques connaissent une nette embellie confortant ainsi le potentiel de ce secteur sur lequel misent de plus en plus de pays pour diversifier leurs économies.

Avec 8% de croissance des arrivées touristiques enregistrées sur les dix premiers mois de l'année, l'Afrique arrive en deuxième position des régions en plus forte croissance au niveau mondial. C'est ce que confirment les derniers chiffres que vient de publier l'Organisation mondiale du Tourisme (OMT) sur les dernières tendances du secteur qui prend de plus en plus de poids dans l'économie mondiale. Sur la période considérée, c'est le net redressement en Afrique du Nord avec 13 % de progression qui tire cette croissance du tourisme africain mais l'Afrique subsaharienne avec 5% de hausse des arrivées enregistre également de bons résultats.

Cette dynamique que connait le continent cadre avec la croissance que connait le secteur au niveau mondial. D'après le dernier Baromètre OMT du tourisme mondial, à l'échelle de toute la planète, les destinations ont reçu 1,1 milliard de touristes au cours de la période allant de janvier à octobre 2017.  C'est 7 % de plus que l'an dernier au cours de la même période, soit 70 millions d'arrivées internationales supplémentaires et selon Taleb Rifai, secrétaire général de l'OMT,  « la forte demande de tourisme international observable dans toutes les régions du monde reflète la reprise économique mondiale ».

« Ces résultats solides, les meilleurs depuis longtemps, traduisent la demande soutenue de voyage partout dans le monde faisant écho à l'amélioration de l'économie mondiale et au rebond des destinations qui étaient en repli les années précédentes ». Le secrétaire général de l'OMT, Taleb Rifai.

L'autre fait marquant de la tendance de l'année et qui porte un interet majeur pour les promoteurs africains, c'est la montée en puissance de nouveaux pays émetteurs notamment les pays émergents avec un « net redressement de la demande de tourisme émetteur en provenance du Brésil et de la Fédération de Russie ». Ces deux derniers marchés émetteurs ont en effet été marqués par une forte reprise des dépenses de tourisme international au Brésil (+33 %) et en Fédération de Russie (+27 %) après plusieurs années de baisse. La plupart des autres marchés émetteurs ont également maintenu des taux de croissance élevés. Parmi les 10 premiers marchés émetteurs, ce sont la Chine (+19 %), la République de Corée (+11 %), les États-Unis d'Amérique et le Canada (+9 % tous les deux) ainsi que l'Italie (+7 %) qui ont enregistré la plus forte hausse des dépenses de tourisme international. Les dépenses de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Australie, de Hong Kong  et de la France ont augmenté dans des proportions comprises entre 2 % et 5 % selon le Baromètre.

Perspectives prometteuses

A l'heure où de plus en plus de pays africains misent sur le tourisme comme un des nouveaux relais de croissance à fort potentiel, les perspectives s'annoncent également des plus reluisantes. D'ici 2030, c'est quelques 1,8 milliard de touristes qui devraient voyager chaque année soit un peu plus d'une personne sur cinq dans le monde selon l'OMT.

Pour Taleb Rifai, ces chiffres montrent que l'impact du tourisme, souvent perçu comme une activité secondaire ou complémentaire, ne doit pas être sous-estimé. « 1,8 milliard de touristes en 2030 peuvent être 1,8 milliard d'opportunités ou 1,8 milliard de catastrophes. Cela dépend seulement de nous », a-t-il fait savoir dans une déclaration faite ce jeudi 27 décembre à la chaîne d'informations des nations unies.

Le secrétaire général de l'OMT n'a pas manqué de rappeler les avantages du secteur qui « rend le monde plus petit, plus connecté, plus informé, donc plus impliqué et donc plus solidaire » même si, a-t-il également reconnu, « comme n'importe quelle activité humaine, le tourisme présente des atouts et des inconvénients ». A ce titre, il a énuméré quelques problèmes liés au tourisme comme l'impact sur le climat, la pollution, les déchets, le pillage des ressources naturelles ainsi que le travail, la prostitution et l'exploitation des enfants ainsi que les transferts de trésors naturels d'Afrique. Autant de problématiques que les pays africains devraient prendre en compte dans le cadre de leur stratégie de promotion du secteur qui contribue, par ailleurs, au développement durable. « Il s'agit non seulement de l'environnement, mais aussi de l'autonomisation des communautés, des relations avec les populations, de l'amélioration de leur mode de vie. Et le tourisme peut contribuer à cela » a conclut Taleb Rifai.

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