Transport aérien : malgré des réticences, la Tunisie signe l'Open Sky avec l'UE

 |   |  628  mots
(Crédits : DR.)
L'Union européenne et la Tunisie ont annoncé ce lundi 11 décembre avoir clôturé les négociations portant sur un nouvel accord ambitieux sur les services aériens. D'après un communiqué de l'Union, le nouvel accord permettra d'améliorer l'accès au marché pour les compagnies aériennes et générera 800 000 passagers supplémentaires.Mais compagnie nationale Tunis Air devra faire face à l'exacerbation de la concurrence sur son marché d'origine.

La Tunisie et l'Union européenne (UE) ont conclu un nouvel accord aérien. L'instance européenne a en effet indiqué avoir finalisé les négociations avec le pays maghrébin sur l'Open Sky.

D'après les autorités tunisiennes, le nouvel accord renforcera la compétitivité de la compagnie nationale Tunisairq qui, traversant une crise financière, est aujourd'hui obligée de suivre un plan de restructuration.

S'adressant à la presse nationale et internationale, la ministre tunisienne du Tourisme, Selma Elloumi, a souligné que l'Open Sky avec l'UE prend en compte tous les aéroports tunisiens qui seront ouverts au trafic international, excepté l'aéroport Tunis-Carthage qui ne sera pas inclus dans cette convention pendant cinq ans, le temps de permettre à la compagnie nationale de s'y préparer et de consolider sa capacité compétitive. L'accord permettra de relancer le tourisme du pays et renforcera l'affluence touristique vers la Tunisie, a soutenu la ministre.

Du côté européen, on estime que cet accord avec la Tunisie aura beaucoup d'incidence positive sur le secteur aérien. « Cet accord entraînera une amélioration de l'accès au marché pour les compagnies aériennes, offrira aux passagers une meilleure connectivité, un choix plus large et des tarifs moins élevés, et devrait se traduire par 800 000 passagers supplémentaires sur une période de cinq ans », indique le communiqué de la délégation de l'UE à Tunis.

Le document explique que l'augmentation conséquente du nombre de vols engendrera la création d'emplois et de richesses pour l'ensemble des partenaires et pourrait être à l'origine de 2,7 % de croissance du PIB liée aux voyages et au tourisme, et l'accroissement du trafic annuel de près de 13 % par an. Allant dans le même sens, Violeta Bulc, commissaire européen aux Transports, a déclaré qu'il s'agit d'une progression dans la réalisation des objectifs de la stratégie de l'UE en matière d'aviation et aussi dans les relations entre l'Union européenne et la Tunisie. « Cet accord aérien ambitieux permettra d'améliorer l'accès au marché et contribuera à la mise en place des niveaux les plus élevés en matière de sécurité, de sûreté et de protection de l'environnement. C'est une excellente nouvelle pour le tourisme, pour les passagers et pour les entreprises», a-t-il ajouté.

Un contexte plus large

L'accord Open Sky entre la Tunisie et l'UE ne se limite pas aux deux parties. Il s'agit d'un accord qui porte sur une opération de l'Union avec l'Association des nations de l'Asie du sud-est (ANASE), le Qatar, la Tunisie et la Turquie. « Dans le cadre de sa stratégie de l'aviation pour l'Europe, la Commission européenne négocie actuellement de nouveaux accords aériens avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), le Qatar, la Tunisie et la Turquie. Lorsqu'ils seront signés, plus de 75% de l'ensemble des passagers des vols au départ ou à destination de l'UE, soit plus de 240 millions de passagers par an, seraient couverts par des accords aériens au niveau de l'UE », indique le communiqué de l'UE.

Le même a été déjà négocié avec plusieurs pays dont le, pays voisin Maroc, les États-Unis, le Canada et Israël avec plusieurs avantages à la clé. Selon la délégation locale de l'UE, « le nombre de passagers a doublé pour certains partenaires tels que les Balkans occidentaux, le Maroc et la Géorgie », avec l'aviation européenne qui fait 26 % du marché mondial et contribue au PIB européen à hauteur de 510 milliards d'euros par an pour 9,3 millions d'emplois en Europe. Pourtant en Tunisie, plusieurs voix s'élèvent pour exprimer leur inquiétudes sur les impacts néfastes, principalement sur les activités de la compagnie nationale Tunis Air.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :