La Côte d'Ivoire mise sur les énergies renouvelables

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(Crédits : Shutterstock)
Pays de plus de 26 millions d'habitants, la Côte d'Ivoire s'est fixé comme objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28 % à l'horizon 2030, et ce, notamment grâce à l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique. Nous faisons le point sur les enjeux et les évolutions qui devraient propulser le pays dans une nouvelle ère énergétique.

Selon les chiffres de l'université de Sherbrooke au Canada, la consommation d'électricité en Côte d'Ivoire a progressé de 193 % en 43 ans, passant de 94,35 kWh par personne en 1971 à 276,15 kWh par personne en 2014. On estime également qu'en 2020, les Ivoiriens devraient consommer environ 340 kWh en moyenne par personne et par an.

- 10 milliards d'euros ont été investis par le pays afin de tripler la puissance installée du réseau électrique, qui passerait de 2200 mégawatts à 6600 mégawatts à l'horizon 2030.

- 426 milliards de francs CFA : c'est le manque à gagner estimé pour les caisses du pays, depuis 10 ans, en raison de la fraude à l'électricité en Côte d'Ivoire.

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Les smart grids, une révolution en marche

Pour parvenir aux objectifs fixés en matière d'énergies renouvelables, la révolution des smart grids, ou réseaux intelligents, est en marche en Côte d'Ivoire. De nouvelles technologies qui devraient permettre de réaliser un grand pas en avant énergétique dans le pays : un budget d'environ 40 millions d'euros va ainsi être alloué à ce projet de grande ampleur.

La production électrique en Côte d'Ivoire a atteint 2 737,29 GWh au premier trimestre 2019, dont 67,55 % issus du thermique et 32,45 % de l'hydraulique. La centrale thermique d'Azito située dans la périphérie d'Abidjan et qui fournit le tiers de la production électrique du pays s'est considérablement développée ces dernières années. Ainsi, elle a récemment augmenté son taux de rendement et la durée de vie de ses équipements, tout en réduisant de 9000 tonnes par an ses émissions de CO2, et ce, grâce à la technologie « Mx12 ». L'investissement associé est estimé à environ 60 millions de dollars.

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