Smart grids  : où en est l'Afrique  ?

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(Crédits : Fotolia.com)
À l'image de la Côte d'Ivoire, l'Afrique investit massivement dans les smart grids. Ces réseaux électriques intelligents utilisent des technologies d'avenir afin d'optimiser à la fois la production, mais aussi la distribution et la consommation d'énergie. Sur le continent africain, de nombreux pays cherchent à diversifier leur mix énergie tout en privilégiant le renouvelable. Les smart grids ont-ils déjà permis d'offrir une nouvelle indépendance énergétique ainsi qu'une nouvelle organisation de l'énergie sur le Continent ?

Un peu partout en Afrique, l'urbanisation galopante voit la naissance de villes intelligentes, smart cities, hautement connectées, dans le but d'assurer un développement durable. Et pour ce faire, ces villes du futur ont largement recours aux smart grids, associés à l'énergie verte et à la mobilité intelligente.

Les exemples de villes sur ce modèle se multiplient, en Égypte où la nouvelle capitale administrative devrait désengorger Le Caire, au Burkina Faso ou encore au Sénégal.

40 millions d'investissements : l'exemple de la Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire serait-elle un pays modèle en matière de smart grids ? Avec pas moins de 22,7 millions d'habitants, elle possède l'un des réseaux électriques les plus fiables, mais également parmi les plus puissants d'Afrique de l'Ouest. Son objectif ? Réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28% à l'horizon 2030.

Pour ce faire, le pays a choisi de porter à 16 % la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique, notamment par le biais d'un investissement colossal de 40 millions d'euros en faveur d'infrastructures smart grids, opérationnelles d'ici 2020.

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Des initiatives localisées, mais qui se développent

Loin de permettre une uniformisation de l'électrification du territoire africain, les initiatives demeurent à l'heure actuelle liées à la volonté de certains pays d'investir dans les énergies renouvelables. C'est le cas de la Tunisie, notamment : 91 millions d'euros ont été débloqués en partenariat avec la France, afin que 400 000 compteurs électriques communicants soient installés dans une zone-test du gouvernorat de Sfax, dans le centre du pays, à l'horizon 2020.

Néanmoins, afin d'accompagner un développement global du continent et la stabilité du réseau électrique, les initiatives incluant des réseaux smart grids doivent encore se multiplier, grâce notamment à des centrales décentralisées par le biais de pôles régionaux.

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