Le métro d'Abidjan sur les rails en 2023

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(Crédits : ILLUSTRATION Pixabay)
Lancé fin 2017, le chantier du métro d'Abidjan avance convenablement, tandis que l'Etat ivoirien est actuellement en négociation avec Alstom pour l'achat de 26 rames. Le premier tronçon doit être inauguré et mis en service en 2023.

Le 30 novembre 2017, Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire, a officiellement lancé les travaux du futur métro d'Abidjan à la gare de Treichville. Son homologue français, Emmanuel Macron, avait à l'époque fait le déplacement pour soutenir ce chantier, qui bénéficie de l'expertise hexagonale en matière de transport collectif. La France finance également l'intégralité de la première phase de ce projet ambitieux, dont le coût global est estimé à 918 milliards de francs CFA (soit environ 1,4 milliard d'euros). Premier du genre en Afrique subsaharienne, le métro d'Abidjan ne sera que le troisième équipement de ce type à voir le jour sur le continent africain. Tout au long des 37,5 kilomètres de tracé de cette première ligne, ce sont 20 stations, 21 ponts rail et route, un viaduc sur la lagune Ebrié, et 40 passerelles pour les piétons qui seront aménagés.

Au total, ce sont plus de 2 000 emplois directs qui seront créés. La ligne 1 du métro d'Abidjan traversera huit communes, et sera en mesure de transporter 540 000 passagers chaque jour. De quoi désengorger la capitale économique de la Côte d'Ivoire, fatiguée des embouteillages quotidiens et de l'importante pollution qui en découle. « Il faut savoir qu'il n'y a pas de métro à Addis-Abeba en Éthiopie, ni à Abuja au Nigeria, ni à Pretoria en Afrique du Sud, et encore moins à Dakar au Sénégal. Il n'y a que trois pays en Afrique qui ont des projets de métro réalisés ou en voie de réalisation : l'Algérie, l'Égypte, et la Côte d'Ivoire », se félicite-t-on au ministère des Transports ivoirien. Et si les métropolitains du Caire (lancé en 1987) et d'Alger (2011) sont d'ores et déjà en service, celui d'Abidjan doit lui être inauguré en 2023.

>>> Lire aussi : La Côte d'Ivoire investit 40 millions d'euros dans les « smart grids »

Une traversée en 50 minutes

Après avoir pris le meilleur sur leurs concurrents coréens Hyundai Rotem et Dongsan engineering, incapables de réunir tous les financements nécessaires au chantier, les Français Kéolis, Alstom, et Bouygues ont finalement raflé le contrat pour le métro d'Abidjan.

Les deux parties sont actuellement en négociation pour l'achat de 26 rames, qui devraient être testées au plus tard en 2022. « Grâce à une technologie de pilotage sophistiquée, les trains vont pouvoir se succéder à des fréquences très rapides, avec un intervalle minimal entre deux trains de 100 secondes. Le métro choisi est un modèle de dernière génération, fourni par des entreprises de renommée internationale. Il est à conduite automatique avec conducteur, autorisant ainsi une grande régularité des trains et une sécurité maximale sur un trajet qui durera 50 minutes d'un bout à l'autre de la ligne », explique-t-on au ministère des Transports ivoirien.

Le futur métro reliera Anyama, au nord, à l'aéroport international d'Abidjan, situé au sud de la ville, en passant par les communes de Treichville, Port-Bouët, Marcory, Abobo, Adjamé, et de Plateau. Le premier tronçon -Anyama centre/Plateau lagune- devrait être achevé pour la mi-2023. Le second -Plateau lagune/Port-Bouët Aéroport- à la mi-2024. Et le ministère des Transports planche déjà sur une seconde ligne, dont les travaux pourraient commencer dans la foulée de la livraison de la première phase.

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Commentaires
a écrit le 21/06/2019 à 7:38 :
Metro ou tramway??🤔
a écrit le 21/06/2019 à 5:22 :
Voilà ce que j'appelle du concret

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