Comment le barrage de la Grande Renaissance va transformer l'Éthiopie

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(Crédits : ILLUSTRATION Pixabay)
Après de nombreux pourparlers entre l'Éthiopie et l'Égypte, celui qui a longtemps été nommé « le barrage de la discorde » devrait être terminé en 2020. Des travaux qui ont pris beaucoup de retard et les échanges tendus entre les deux pays n'ont pas fait échouer ce projet titanesque : plus de 4 milliards d'euros pour le plus grand barrage d'Afrique, doté d'une capacité de 6000 mégawatts.

Un projet pharaonique qui devrait être achevé en 2020

Le barrage de la grande renaissance aura été accompagné de nombreux superlatifs. Situé dans l'État régional de Benishangul-Gumuz (Éthiopie) sur le Nil, il est en construction depuis mai 2013. Si les travaux devaient prendre fin en 2018, ceux-ci devraient être achevés en 2020.

C'est ainsi en décembre 2020 que l'Éthiopie espère pouvoir commencer sa production d'énergie : la production de départ devrait être de 750 mégawatts, grâce à deux turbines. Le gouvernement estime également que le barrage devrait être totalement opérationnel à la fin de l'année 2022.

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Un changement radical dans l'économie du pays

Pour l'Éthiopie, le barrage de la grande renaissance est un moyen de diversifier son économie, actuellement dépendante de ses exportations de café et d'or. Grâce au barrage, le pays deviendra l'un des principaux exportateurs d'énergie du continent africain.

D'après Moody's, organisme de notation de crédit obligataire, les investissements en termes de transports, notamment au niveau des voies ferrées du pays, associés à la production d'énergie devraient permettre de voir les investissements internationaux se multiplier.

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