Guinée : 130 millions d'euros pour se connecter au Mali

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(Crédits : manola72 - Fotolia)
La Banque européenne d'investissement a débloqué 130 millions d'euros pour financer l'interconnexion des réseaux électriques de Guinée et du Mali. Ce projet doit permettre de raccorder des milliers de foyers, mais également de développer le recours aux énergies renouvelables.

L'Afrique poursuit inlassablement son développement énergétique. La Banque européenne d'investissement (BEI) a ainsi récemment débloqué une enveloppe de 130 millions d'euros afin de financer le projet d'interconnexion électrique entre deux grands pays d'Afrique de l'Ouest : la Guinée et le Mali. La décision a été annoncée lors du sommet Afrique-Europe, qui se tenait à Vienne, en Autriche, en décembre dernier. Ce chantier d'envergure vise à améliorer l'accès des populations de la région aux énergies propres.

Pour Gabriel Curtis, ministre guinéen en charge des Investissements et des partenariats public-privé, ce projet d'interconnexion électrique entre la Guinée et le Mali est un «maillon essentiel du système d'échange d'énergie électrique ouest-africain, qui fournira un accès fiable aux énergies renouvelables aux habitants, et permettra d'élargir la desserte à des milliers de personnes vivant dans des régions rurales de Guinée». Le développement du réseau doit, en effet, permettre de raccorder quelque 200 000 personnes à l'électricité.

Réseau électrique régional

Mais il faut replacer les choses dans leur contexte. Ce projet avec le Mali vient compléter une entreprise d'interconnexion électrique bien plus vaste, lancée depuis quelques années par la Guinée. D'autres accords dans ce domaine ont auparavant été passés avec des nations limitrophes, comme le Liberia et la Côte-d'Ivoire. Ils précisaient tous que l'accent devait être mis sur le développement des énergies renouvelables, les pays du sud-ouest africain étant plutôt importateurs nets d'hydrocarbures (à l'exception notable de la Guinée-Bissau).

La Guinée, en revanche, dispose d'un potentiel hydroélectrique important, dont l'exploitation réelle ne fait que commencer. Le barrage de Kaleta, inauguré en 2015, dispose ainsi d'une puissance de 240 MW ; trois fois plus que celui de Garafiri, inauguré en grande pompe en 1999. Et sur le même fleuve Konkouré vont bientôt naître deux autres retenues d'eau : celle de Souapiti (550 MW) et celle d'Amaria (300 MW).

Grâce à l'hydroélectricité, la Guinée renforce actuellement ses positions dans le cadre de la coopération sous-régionale en matière énergétique. Et cette nouvelle interconnexion électrique entre la Guinée et le Mali constitue même une étape importante de la mise en place d'un réseau électrique global dans l'ensemble de la région de l'Afrique de l'Ouest.

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