Kino, le générateur solaire mobile

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(Crédits : DR)
Présente au CES de Las Vegas début janvier, O'Sol a attiré les foules grâce à Kino, un générateur solaire mobile.

Il s'appelle Kino et ressemble à un tournesol. Il est mobile, déployable, et intelligent. Il est capable de suivre les mouvements du soleil durant la journée afin de recharger ses batteries. Sa mission : fournir en électricité des équipements de petites et moyennes puissances, comme un smartphone ou encore un ordinateur portable. Kino est un générateur solaire mobile d'un genre nouveau, que la start-up O'Sol a eu l'occasion de dévoiler au public américain lors du CES de Las Vegas (Consumer Electronic Show, le plus grand salon high-tech du monde), qui s'est tenu du 8 au 11 janvier dans la célèbre ville du Nevada.

Cette participation au CES, au plus près de l'innovation high-tech, était une chance inouïe pour les membres d'O'Sol et elle pourrait même se révéler décisive. La start-up cannoise vient en effet de lancer une levée de fonds en equity crowdfunding. Objectif : récolter 800 000 euros afin de financer la mise en production de Kino, avec une mise sur le marché prévue courant 2019. Évidemment, se retrouver sous le feu des projecteurs du CES à cette étape cruciale du projet pourrait s'avérer déterminant. « Notre stand et nos générateurs ont eu beaucoup de succès, en partie parce que Kino est un générateur esthétique qui capture souvent l'imagination des visiteurs », expliquait ainsi Enrique Garcia, modeste mais réaliste. Avant d'ajouter, toutefois, avoir eu des retours intéressés de la part d'investisseurs américains, japonais, et même néo-zélandais. De bonne augure pour la suite des événements...

L'impératif de mobilité

Depuis sa fondation, en 2016, tout va très vite pour la team O'Sol. A l'origine du projet : Idriss Sisaïd et Enrique Garcia Bourne, qui se sont rencontrés sur les bancs de Cranfield University, où ils suivaient tous deux les cours du master en astronautique et ingénierie spatiale. Leur idée : une solution solaire photovoltaïque pour des applications itinérantes, temporaires, ou d'urgence. Ce sera Kino, un générateur solaire dont le système de déploiement automatisé est directement inspiré de la technologie employée dans le domaine spatial, notamment pour les panneaux solaires des satellites. Le but de Kino ? « Apporter de l'énergie là où il n'y en a pas », résumaient Idriss Sisaïd et Enrique Garcia Bourne dans un autre entretien.

Si le recours aux énergies renouvelables s'est naturellement imposé aux deux ingénieurs, il fallait toutefois que la technologie proposée par O'Sol soit particulièrement mobile, afin de pouvoir être déployée dans « des contextes temporaires ou urgentistes, comme par exemple les actions humanitaires, expéditions ou événements ». Kino n'est donc pas juste un générateur solaire ; c'est un concentré de technologie qui permet d'optimiser l'usage de l'énergie solaire, à tout moment de la journée, quel que soit l'endroit où l'utilisateur se trouve.

Une version portable du traditionnel panneau solaire, qui trouve des applications concrètes dans des domaines extrêmement divers, comme la fourniture d'électricité aux territoires reculés - notamment ceux à fort ensoleillement -, l'équipement des urgentistes, celui des campeurs, des ONG déployées sur le terrain, ou encore lors d'événements pour lesquels le recours aux groupes électrogènes pourrait ainsi être limité. Et comme pour boucler la boucle, les générateurs solaires photovoltaïques d'O'Sol pourraient bien, un jour, se retrouver la tête dans les étoiles.

La start-up a en effet signé un accord avec le Centre national d'études spatiales (CNES) pour décliner sa technologie dans le secteur spatial, notamment sur des nano-satellites.

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