Comment l'Angola veut atteindre l'accès universel à l'électricité

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(Crédits : Pixabay)
Second producteur d'énergie fossile d'Afrique, avec plus de 1,6 million de barils par jour, l'Angola n'en est pas moins engagé dans la transition énergétique. D'autant qu'une importante part de son potentiel en énergies renouvelables reste inexploitée.

En mars dernier, José Salgueiro, directeur des études au ministère de l'Energie et de l'eau a annoncé que l'Angola avait investi un peu plus de 10 milliards de dollars dans le secteur de l'énergie sur la période 2013-2017, notamment à travers l'extension des capacités de transport et de production d'électricité. Un besoin particulièrement important pour ce pays qui affiche encore, selon les données de la Banque Mondiale, un taux d'électrification de 40%. L'Angola reste d'ailleurs ambitieux en la matière puisqu'il espère, comme bon nombre de ses voisins, atteindre l'accès universel à cette ressource d'ici 2030. Pour cela, deux voies sont explorées : l'hydraulique et le solaire.

9 000 MW supplémentaires d'ici 2025

Grâce aux fleuves Kwanza et Okavango ou aux chutes de Kalandula, l'Angola possède un des plus grands bassins hydrologiques d'Afrique. Ses capacités de production hydroélectrique en sont d'autant plus élevées. Jusqu'à présent, le pays ne comptait que deux barrages, tous deux implantés sur le Kwanza : Cambambe (960 MW) et Capanda (520 MW). Depuis 2017, les autorités sont passées à la vitesse supérieure afin de répondre aux objectifs du plan de Sécurité énergétique qui vise à installer pas moins de 9 000 MW supplémentaires sur le réseau d'ici 2025.

Deux nouveaux équipements complètent cette offre. Les deux premières turbines de l'imposant barrage de Lauca ont démarré à l'été 2017. À terme, ce sont six turbines, dotées d'une puissance cumulée de 2 070 MW, qui approvisionneront près de huit millions d'habitants. D'ici 2021, il sera rejoint par un autre immense ouvrage, toujours sur le fleuve Kwanza, le barrage de Caculo Cabaça dont la puissance maximale est estimée à 2 100 MW.

Photovoltaïque et biomasse

Le solaire constitue un autre domaine dans lequel l'Angola espère trouver des ressources complémentaires. Même s'ils ne disposent pas de l'ensoleillement maximal de certains voisins plus au nord (Maroc, Égypte, etc.), les Angolais ont une carte à jouer, ce qu'a bien compris la société Qway Energy. D'ici 2020, elle souhaite installer 250 à 300 MW dans des centrales photovoltaïques. Associée à l'entreprise locale Thueia LDA (gestion des déchets), elle va également mettre en place un projet autour de la biomasse. Ce déploiement devra toutefois bénéficier de l'appui de l'État pour la mise à niveau du réseau électrique. Le ministère de l'Énergie a en effet estimé que, pour maintenir son objectif, il faudra 200 000 nouveaux raccordements par an.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2018 à 12:46 :
Les énergies renouvelables sont pour la solution énergétique de l'Afrique afin de se décoller.

Angola est un model à suivre
Hissein Oumar Hissein
Ingénieur énergéticien depuis Ndjamena Tchad

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