Energie : le Burkina Faso opte pour les centrales solaires de 155 MW

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Lors de la conférence de Paris en 2015, le Burkina Faso s'était engagé à ce que 30% de la consommation électrique nationale soit tirée de l'énergie solaire à l'horizon 2025-2030.
Lors de la conférence de Paris en 2015, le Burkina Faso s'était engagé à ce que 30% de la consommation électrique nationale soit tirée de l'énergie solaire à l'horizon 2025-2030. (Crédits : Pixabay)
Au Burkina Faso, les autorités désirent atteindre un taux d'électrification de 45%. Pour réussir cette ambition, le gouvernement a signé ce vendredi, en marge de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d'Afrique (SEERA), un mémorandum avec les producteurs indépendants d'électricité (PIE) engageant ces opérateurs privés à construire des centrales solaires devant fournir 155 MW.

Le Burkina mène depuis quelques années une politique énergétique nationale de plus en plus tournée vers le solaire. Le pays ne cache pas son rêve d'être un champion du solaire en Afrique. Une ambition qu'il met en œuvre, à travers la signature vendredi d'un mémorandum avec les producteurs indépendants d'électricité (PIE) pour construire des centrales solaires d'une capacité de 155 MW.

La signature de la convention a eu lieu entre le ministre burkinabé de l'Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, et les représentants des Producteurs indépendants d'électricité (PIE), en marge de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d'Afrique (SEERA).

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«Ces PIE devraient fournir une production d'énergie solaire de 155 mégawatts sur six sites à rétrocéder à la Société nationale burkinabè d'électricité (SONABEL), après vingt-cinq ans d'exploitation», selon l'accord conclu entre les deux parties.

30% de solaire dans le mix énergétique

La construction des centrales solaires est l'une des promesses faites par le gouvernement burkinabé en 2015 lors de la conférence de Paris sur le climat (COP21). Le pays s'était engagé à ce que 30% de la consommation électrique nationale soit tirée de l'énergie solaire à l'horizon 2025-2030. Cet engagement devrait permettre au gouvernement d'accroître l'offre énergétique pour atteindre un taux d'électrification nationale de 45% et un taux d'électrification rurale de 19% au regard de la demande sans cesse croissante, estimée à 7% par an. Un gap que se prépare à combler le Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020.

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Pour l'heure, le pays continue d'importer près de 30% à 40 % de son électricité de la Côte d'Ivoire. «Nous ne produisons pas assez et nos coûts de production sont plus élevés que dans les autres pays de la sous-région, deux fois plus qu'en Côte d'Ivoire par exemple. Il y a un problème de productivité», a avoué Paul Kaba.

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