Afrique du Sud : la première découverte de condensat de gaz suscite de l'espoir

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En 2016, les importations sud-africaines de gaz naturel depuis le Mozambique ont atteint quelque 4 milliards de m3 pour alimenter l'usine de carburant synthétique de Secunda et quelques centrales électriques à gaz.
En 2016, les importations sud-africaines de gaz naturel depuis le Mozambique ont atteint quelque 4 milliards de m3 pour alimenter l'usine de carburant synthétique de Secunda et quelques centrales électriques à gaz. (Crédits : DR.)
La Chambre africaine de l'énergie voit en la première découverte de gaz en Afrique du Sud une preuve du potentiel de pétrole et de gaz dont recèlerait le pays et une opportunité pour faire relancer son économie.

«La découverte de gaz dans le bassin offshore d'Ooutiqua témoigne du potentiel caché de pétrole et de gaz de l'Afrique du Sud donne l'occasion d'un dialogue constructif sur une législation attrayante et le développement de contenu local». C'est ainsi que le directoire de la Chambre africaine de l'énergie (African Energy Chamber, AEC) a commenté la première découverte de gaz par le Français Total en Afrique du Sud.

L'institution a indiqué qu'il s'agit d'un grand pas pour le pays qui importe d'importants volumes de pétrole et de gaz. Cette découverte porte beaucoup d'espoir puisqu'elle permettra non seulement d'ouvrir une nouvelle province des hydrocarbures en Afrique du Sud, mais prouverait la présence de milliards de barils d'équivalent pétrole dans les eaux sud-africaines, «ce qui modifiera sans aucun doute le cours de l'économie du pays et contribuera à réduire sa dépendance à l'égard des importations», indique la Chambre.

«L'industrie pétrolière espère que cela stimulera et encouragera tous les décideurs politiques à créer un environnement commercial favorable aux activités d'exploration et de forage en Afrique du Sud», a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre cité dans le communiqué.

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 «Nous pensons que l'Afrique du Sud a le potentiel pour que de nombreuses autres découvertes de ce type soient faites au cours des prochaines années. Le moment est venu d'engager un dialogue constructif sur le développement du contenu local pour que le secteur profite à tous les travailleurs et entrepreneurs sud-africains sur toute la chaîne de valeur et crée des emplois pour les communautés», a ajouté le responsable de l'institution panafricaine.

Une découverte qui tombe à pic

La découverte du gaz arrive au bon moment, estime l'AEC, puisque le gouvernement travaille actuellement sur une nouvelle législation séparant le pétrole et le gaz des minéraux traditionnels. Celui-ci a également publié l'année dernière un nouveau plan de ressources intégré (IRP 2018) qui ambitionne d'installer 8 100 MW supplémentaires en capacité de production d'électricité à partir de gaz en Afrique du Sud d'ici 2030. «Cela fait également écho à l'engagement accru du gouvernement sud-africain avec l'industrie pétrolière africaine et mondiale», note-t-on de plus dans le communiqué.

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«Les sociétés pétrolières veulent voir un leadership et une gouvernance saine où qu'elles investissent», a commenté le patron de l'AEC. Pour Ayuk, «l'Afrique du Sud faisant preuve d'un engagement en faveur de réformes et de la création d'un environnement favorable aux affaires, l'industrie pétrolière est convaincue que le pays peut attirer les investissements nécessaires à sa révolution énergétique».

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