Egypte : BP veut investir 1 milliard de dollars en 2018

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(Crédits : Arnd Wiegmann)
Le groupe pétrolier britannique BP annonce plus d’un milliard de dollars d’investissements en Egypte en 2018 et confirme la place de choix qu’occupe ce pays d’Afrique du nord dans sa stratégie à l’international. Détails.

L'Egypte est déjà un des principaux marchés de BP en Afrique et le sera davantage. En effet, la multinationale pétrolifère basée à Londres compte y investir plus de 1 milliard de dollars en 2018, a annoncé le directeur général du groupe BP, Bob Dudley, en marge d'un événement réunissant les acteurs du secteur lundi au Caire, rapporte Reuters.

De « nouveaux projets » en vue

Le patron de BP a également annoncé le démarrage de la production de gaz sur le projet d'Atoll Phase One, situé au large des côtes égyptiennes. Un projet plutôt anticipé puisqu'il intervient finalement sept mois plus tôt que prévu, permettant au pétrolier britannique d'économiser un tiers du budget initial dédié. Destiné à alimenter le réseau national, le site produit actuellement 350 millions de pieds cubes de gaz par jour ainsi que 10 000 barils par jour de condensat.

« Il est bon pour nous d'être ici. [...] nous avons investi plus d'argent en capital l'année dernière en Egypte que dans tout autre pays à travers le monde », a-t-il déclaré dans l'interview accordée à CNBC, soulignant que l'enveloppe mobilisée cette année servira à financer de « nouveaux projets ».

Zéro créance sur l'Etat

Présent en Egypte depuis une cinquantaine d'années, BP y exploite le pétrole et le gaz naturel. Et malgré les récentes crises socio-politique et économique qu'a connu le pays, la compagnie britannique n'a pas vraiment reculé dans ses ambitions au niveau local. Non seulement BP n'a « jamais manqué un jour de production », selon Dudley, la firme aussi a été encouragée notamment avec l'arrivée au pouvoir en juin 2014 d'Abdel Fattha al-Sissi. Dans un environnement des affaires où la confiance perdait considérablement du cran au fil du temps, l'engagement de l'Etat à solder ses dettes auprès des compagnies pétrolières étrangères -2,4 milliards en juin 2017-, a été bien accueilli. En ce qui concerne BP à ce jour en tout cas, Le Caire « ne [lui] doit pas d'argent », d'après les confidences de Dudley.

« ...Nous sommes ici depuis 50 ans. Et les gouvernements ont été bons, mais ce gouvernement est vraiment génial. Le président a toujours dit : ''je vais réduire la paperasse [liés aux procédures d'investissement, ndlr]'', ''Dites-moi ce qu'il faut faire''... C'est excellent ! Le Premier ministre, le ministre de l'Energie, tous, ils travaillent en équipe. C'est vraiment rare ».

C'est donc en tout état de cause que le groupe s'engage à investir de plus belle en Egypte. Au moment où le marché international du gaz connait de nombreux mouvements entre la multiplication des accords internationaux, les projets d'augmentation de la production, ou encore le fameux projet d'exploration au large de Chypre qui oppose la Turquie à l'Egypte, le marché pétrolier fait l'objet d'un minutieux suivi. Alors que les cours se stabilisent depuis quelques mois sur un trend haussier, l'augmentation de l'offre américaine pourrait fragiliser le rééquilibrage du marché selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE). De son côté, BP table sur un cours à 55 dollars le baril en 2018, mais de l'avis de l'Opep -qui a publié hier, lundi 12 février, son pronostic de croissance de la demande mondiale de pétrole pour l'année en cours-, le rééquilibrage du marché n'est envisageable que d'ici la fin d'année.

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Commentaires
a écrit le 19/02/2018 à 17:05 :
je pense qu'il est temps les conflit finise en Égypte

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