La Chine poursuit son épopée hydroélectrique en Côte d’Ivoire

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(Crédits : DR)
La Côte d’Ivoire semble déterminée à consolider son infrastructure hydroélectrique qui devrait s’enrichir de 275 mégawatts en octobre prochain. Une puissance qui s’ajoute aux 2.000 mégawatts installés et qui est le fruit d’une coopération sino-ivoirienne. La puissante Eximbank chinoise vient d’ailleurs de donner son accord de principe pour le financement d’un autre barrage. La place de la Chine dans le paysage hydroélectrique ivoirien est plus que jamais centrale.

Le marché hydroélectrique ivoirien est en passe de devenir une chasse gardée de l'empire du milieu. Preuve en est l'importance que prend ce marché pour la China's Sinohydro Corp, qui doit livrer le plus important barrage du pays en octobre prochain. En plus de ce projet d'envergure, l'entreprise est pressentie pour décrocher la construction de 3 centrales hydroélectriques supplémentaire.

30 ans pour un barrage

Des unités dont la capacité combinée est estimée à 500 mégawatts et devrait s'ajouter au 275 mégawatts qui devraient être fournis par le barrage Soubre, une fois que ce dernier sera opérationnel. Selon le gouvernement ivoirien, la construction de ces unités devrait débuter une fois les travaux du barrage de Soubre finalisés.

Situé sur la rivière Sassandra, à l'Ouest du pays, ce barrage est l'un des projets phares du président Alassane Ouattara, qui a fait du renforcement de l'approvisionnement électrique une de ses priorités. Le barrage a mobilisé une enveloppe de 592 millions dollars et devrait permettre à Yamoussoukro de se positionner comme le pays le plus fiable en la matière en Afrique de l'Ouest. La Côte d'Ivoire détient actuellement une puissance installée de 2.000 mégawatts.

Renforcer la position actuelle

En plus de renforcer l'approvisionnement en énergie du pays, la livraison prochaine du barrage signifie la fin d'un projet dont les premières études ont été réalisées en 1962 et dont le plan définitif a été arrêté en 1982. Le gouvernement est actuellement en discussion avancée avec China's Sinohydro pour la construction d'un barrage supplémentaire de 112 mégawatts sur le même bassin hydraulique.

Ce projet compte par ailleurs, sur un accord de principe de l'Eximbank of China pour son financement. Le premier coup de pioche est prévu pour octobre et les travaux devrait durer 40 mois. Des études de faisabilité sont également en cours pour deux autres barrages prévus au Sud du pays, avec une capacité maximale combinée de 380 mégawatts.

Par ces projets, le pays compte renforcer sa position de pourvoyeur d'électricité vers le Ghana et le Mali, tout en essayant de doubler son approvisionnement en énergie d'ici 2020. Pour atteindre ce double objectif, le gouvernement compte débloquer jusqu'à 20 milliards de dollars dans le secteur, de manière à faire face au passage, à l'augmentation annuelle moyenne de 10% de la demande intérieure. L'objectif de Yamoussoukro est de boucler le financement de 6 autres projets d'une puissance combinée de 600 mégawatts.

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