Pharmaceutique : l’Afrique, épicentre de la douloureuse restructuration de GSK

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GSK devrait se séparer d'une partie non négligeable de son activité en Afrique dans le cadre de sa restructuration.
GSK devrait se séparer d'une partie non négligeable de son activité en Afrique dans le cadre de sa restructuration. (Crédits : © Toby Melville / Reuters)
L’Afrique devrait subir en grande partie, la restructuration en cours chez GlaxoSmithKline. Le groupe pharmaceutique a confirmé la restructuration de ses activités dans 29 marchés sub-sahariens et la destruction d’emplois. Seules les unités de production kényanes, nigérianes et sud-africaines devraient être épargnés, ainsi que les bureaux ivoiriens et ghanéens.

Le géant mondial pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) vient d'annoncer la mise en place prochaine d'un plan social en Afrique, qui devrait comporter la suppression d'emplois et la restructuration de son activité dans plus de deux douzaines de pays à travers le continent. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la stratégie de Emma Walmsley, la nouvelle directrice générale de GSK pour renforcer la compétitivité du fabricant britannique de médicaments.

Destruction d'emplois confirmée par le management

Cette restructuration devrait se traduire par l'arrêt des opérations marketing et de promotion en propre de GSK en direction des professionnels de la santé. Les distributeurs du groupe présents dans 29 marché subsahariens devront dorénavant supporter les coûts de ces actions. Le plan social préparé par les équipes londoniennes de GSK devrait également conduire à la destruction d'emplois, selon le management du groupe. Pour l'heure, l'entreprise refuse de dévoiler le nombre de licenciement prévus, tout en assurant être déterminée à maintenir sa collaboration avec ses partenaires industriels et les gouvernements pour « s'assurer que ses produits restent disponibles localement ».

En place depuis avril dernier, le nouveau management a annoncé son intention de démanteler ou de céder plus de 30 programmes de développement de médicaments et de se défaire de 130 marques ombrelles, dans le cadre de sa stratégie de réduction de coût ou encore de « rajeunir » son département R&D. Dans cette quête d'innovation, la nouvelle DG a commencé par réorganiser les échelons stratégiques du groupe, remplaçant au passage 50 de 125 cadres, de manière à « changer la culture maison et à stimuler l'innovation ».

5 pays sur 40 échappent à la restructuration

Les plans de la nouvelle patronne du groupe, notamment le repli en Afrique s'inscrit à contresens de la vision de son prédécesseur, Andrew Witty qui en 2014 s'était engagé à investir quelques 179 millions de dollars (130 millions de livres) sur le continent et de créer au moins 500 emplois. Une stratégie qui devait s'appuyer sur le réseau existant de Glaxo Africa, qui employait quelques 1.500 personnes dans plus de 40 pays, avec des unités de production au Kenya, Nigeria et Afrique du Sud. Selon le management de GSK, l'accès à ses produits ne devrait pas être affectée par la restructuration.

La production devrait par ailleurs être maintenu sans changement notables au Kenya et au Nigeria. L'antenne sud-africaine qui est gérée par Aspen Pharmacare Holding devrait également poursuivre ses activités. Le groupe a aussi assuré qu'il conserverait ses bureaux en Côte d'Ivoire et au Ghana. Cette restructuration décidée en 2017 devrait selon le nouveau management, permettre la mise en œuvre d'un nouveau modèle d'exploitation transposable dans les marchés émergents et susceptible de stimuler sa compétitivité.

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