Aéronautique : Bombardier cherche repreneur pour son site marocain

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(Crédits : Regis Duvignau)
Le groupe industriel canadien Bombardier va cesser ses activités de production au Maroc. L'annonce a été faite par le groupe lui-même cette semaine dans un communiqué indiquant la mise en vente de ses activités aéronautiques dans le royaume chérifien ainsi qu'en Irlande du Nord. Ces changements s'inscrivent dans le cadre d'une vaste restructuration au niveau mondial.

La fin des activités industrielles du groupe canadien Bombardier au Maroc s'approche. Ce dernier vient de mettre en ventre ses activités aéronautiques dans le pays. Dans le royaume chérifien, le groupe dispose d'une usine de fabrication de composants aéronautiques dans la zone franche de Casablanca qui compte 400 d'employés.

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Dans un communiqué sur ses résultats du premier trimestre, le groupe qui a également informé de son départ d'Irlande du Nord, a indiqué qu'il procédait à une vaste restructuration de cette branche au niveau mondial. La société a décidé de regrouper l'ensemble de ses programmes aéronautiques au sein d'une seule et unique entité, nommée Bombardier Aviation, note la direction générale du groupe canadien dans son communiqué.

Les employés mécontents

Cette nouvelle communiquée par Bombardier n'est pas rassurante pour ses employés. D'abord, en novembre dernier, le groupe avait annoncé la suppression de près de 500 emplois en Irlande du Nord. Selon les sources internes, cette démarche qui avait provoqué la colère des syndicats, répond à un plan de réduction d'effectifs de 5.000 postes dans le monde, soit 7,2% de ses effectifs. Ainsi ce départ prévu du constructeur aéronautique canadien préoccupe grandement les employés au Maroc.

De son côté, le ministère marocain de l'Industrie se veut particulièrement optimiste sur le futur de l'unité industrielle, estimant que le repreneur devrait augmenter la charge de production au Maroc et poursuivre les contrats déjà obtenus par l'unité de Casablanca mais non encore annoncés.

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Mais le groupe a tenu à être rassurant. « Nous savons que cette annonce pourrait inquiéter nos employés mais nous travaillons étroitement avec eux et avec nos syndicats pendant la période de transition jusqu'à l'arrivée du nouveau propriétaire », note-t-on dans le communiqué. La grande question reste donc de savoir quel industriel de niveau international se portera acquéreur des activités de Bombardier au Maroc.

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