RD Congo  : Kabila recevra en personne les patrons des entreprises minières

 |   |  440  mots
En juillet 2017, la firme canadienne Banro suspendait ses activités dans la mine d'or de Namoya pour des raisons liées à l'insécurité dans la région, un convoi de 23 camions appartenant à des sous-traitants ayant été pris entre deux feux lors d'un échange de tirs entre factions rivales sur la route N°5 reliant le site de la mine à Baraka, une ville du Sud-Kivu.
En juillet 2017, la firme canadienne Banro suspendait ses activités dans la mine d'or de Namoya pour des raisons liées à l'insécurité dans la région, un convoi de 23 camions appartenant à des sous-traitants ayant été pris entre deux feux lors d'un échange de tirs entre factions rivales sur la route N°5 reliant le site de la mine à Baraka, une ville du Sud-Kivu. (Crédits : DR.)
Suite à leur demande d'audience, les chefs des entreprises minières en République démocratique du Congo vont rencontrer ce mardi 6 mars le président Joseph Kabila. Seule condition, le chef d'Etat a exigé de ces derniers de se présenter en personne, alors que les débats devraient se focaliser sur la révision du Code minier, adopté au Parlement et toujours contesté par les opérateurs miniers.

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, rencontre ce mardi les patrons d'entreprises minières opérant dans le pays. L'annonce de cette démarche a été faite par le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, qui a averti qu'aucun patron ne devra pour cette audience, se faire représenter. Le ministre a indiqué avoir envoyé une correspondance patrons des sociétés Randgold Ressources, Glencore, China Molybdenum, Ivanhoe Mines, MMG, Zijin Mining Group et AngloGold Ashanti en guise d'invitation à se présenter «personnellement», ce mardi 6 mars au palais présidentiel.

Au cours de la rencontre, explique la même source, le président Kabila échangera avec ses interlocuteurs sur plusieurs dispositions contenues dans la nouvelle version du Code minier, laquelle a été approuvée par le parlement congolais en janvier dernier aujourd'hui sur le bureau du président de la République pour être promulguée.

Le nouveau texte consacre une hausse de la taxation des superprofits et de la redevance minière qui passe de 2% à 10%, la réduction de certains avantages douaniers, ainsi que l'annulation du système d'amortissement hyper-rapide sur les capitaux et sur les biens d'équipement, des réformes qui contestées par les opérateurs miniers qui n'ont pas hésité à leur faire savoir auprès du gouvernement.

En effet, face à cette situation, les chefs des entreprises minières installées dans le pays ont envoyé une demande d'audience au chef de l'Etat afin de faire valoir leur point de vue sur la question. D'après des sources rapportées par l'agence Bloomberg, les patrons des grandes entreprises minières ont indiqué qu'ils se sont accordés à «formuler une réponse commune aux changements proposés» et estiment qu'il s'agit d'un «problème de grande importance pour l'avenir de l'industrie minière en RDC et le développement économique du pays».

Aucun changement en vue

Malgré cette rencontre très attendue, il semble que le nouveau texte du code minier devrait rester inchangé.

«Le code sera promulgué comme il a été conçu et adopté par les deux chambres du Parlement. Nous tenons simplement à faire comprendre à nos partenaires internationaux que nous sommes disposés à travailler avec eux pour un partenariat gagnant-gagnant et qui respecte les intérêts de notre pays et son peuple», a expliqué une source du département des Affaires étrangères citée par la presse locale. Autrement dit, les patrons invités au rendez-vous présidentiel savent déjà à quoi s'attendre.

Notons que seul l'opérateur Canadien Banro, qui contrôle les mines d'or de Twangiza-Namoya-Kamituga, sera absent à cette audience accordé par Kabila.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :