Côte d'Ivoire  : la Sucaf lance un plan d'investissement pour compenser le déficit en sucre sur le marché local

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Avec, ce nouvel investissement de la Sucaf, la capacité de production de ses deux usines de transformation devraient passer à 10 000 tonnes de cannes à sucre quotidiennement, contre 8 000 tonnes actuellement.
Avec, ce nouvel investissement de la Sucaf, la capacité de production de ses deux usines de transformation devraient passer à 10 000 tonnes de cannes à sucre quotidiennement, contre 8 000 tonnes actuellement. (Crédits : Reuters)
La société sucrière ivoirienne Sucaf a annoncé un important plan d'investissement de 84 milliards de francs CFA sur la période 2017-2022. Pour les dirigeants de la société, ce plan permettra, à terme, d'augmenter la production de 30%.

La filiale du groupe agro-alimentaire Somdiaa en Côte d'Ivoire, Sucaf, lancera un plan quinquennal, 2017-2022 doté d'un important investissement de 83,7 milliards de francs CFA, soit environ 127,6 millions d'euros. L'annonce de ce nouveau plan a été faite à l'occasion d'une visite du ministre ivoirien de l'Industrie et des mines, Jean-Claude Brou, le 10 novembre sur le site de la compagnie.

Pour le top management de la Sucaf, cet investissement s'inscrit dans le cadre du développement des activités d'exploitation de la compagnie, basées à Ferkessédougou au nord de la Côte d'Ivoire, à environ 570 km d'Abidjan. Il permettra également d'augmenter sa production sucrière de 30% sur les cinq prochaines années, afin de compenser le déficit en sucre sur le marché local.

En effet, le marché ivoirien, avec une forte demande de 240 000 tonnes en sucre, est servi par une offre nationale d'environ 200 000 tonnes par an. Une production que se partagent la Sucaf et la Sucivoire, l'autre industriel du secteur. Avec une production moyenne de 100 000 tonnes par an, la Sucaf ambitionne avec son plan d'investissement de passer à 130 000 tonnes d'ici 2022. Le plan prévoit ainsi la création de nouvelles plantations et le renforcement de ses capacités techniques. Exploitant une superficie globale de près de 14 000 hectares, dont 2 000 hectares de plantations villageoises, la compagnie sucrière entend étendre ses surfaces exploitées de 1 500 hectares et la création de 800 hectares des parcelles villageoises.

Le plan permettra également l'amélioration des rendements, avec l'accroissement des surfaces irriguées et le renforcement des capacités de production de deux usines de transformation qui devraient pouvoir produire, à terme, 10 000 tonnes de cannes à sucre quotidiennement, contre 8 000 tonnes actuellement.

10 000 emplois et 63 milliards de Fcfa de chiffre d'affaires

La société est à l'origine d'environ 10 000 emplois, dont 5 500 directs. La compagnie ivoirienne revendique un chiffre d'affaires de 63 milliards de francs CFA, à la fin de l'année 2016, soit environ 96 millions d'euros.

«La Sucaf joue un rôle central dans la région bien au-delà de l'aspect économique et commercial», s'est félicité Jean-Claude Schmidt, directeur général de la Sucaf. D'après ce dernier, la société a redistribué des revenus estimés à 1,3 milliard de francs CFA (1,98 million d'euros) aux exploitants des plantations villageoises.

L'Etat sollicité

Pour Jean-Claude Schmidt, le plan d'investissement de la Sucaf nécessite un accompagnement de l'Etat afin d'en renforcer la viabilité. C'est dans ce sens qu'il d'ailleurs a appelé le gouvernement à maintenir la mesure de restriction sur l'importation de sucre -l'importation étant dévolue aux deux industriels de la filière, la réduction de la TVA, l'appui de l'Etat dans la prise en charge des populations riveraines ou encore un appui pour le règlement des litiges fonciers, une partie des réserves de l'entreprise étant aujourd'hui occupée par les populations.

De son côté, Jean-Claude Brou a déclaré que la Sucaf est «un pôle de développement important, raison pour laquelle le gouvernement lui a toujours apporté un appui multiforme». Le ministre de l'Industrie et des mines n'a pas maqué de rappeler que l'Etat est disposé à «jouer pleinement sa partition» dans la mise en œuvre du plan d'investissement de la compagnie sucrière ivoirienne.

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