Résidus miniers : après la RDC, les Australiens débarquent en Zambie

Après avoir récupéré de larges champs de résidus miniers de cobalt et de cuivre en RDC, l'opérateur minier australien Cape Lambert signe un nouveau contrat en Zambie pour exploiter l'une des plus grandes décharges du pays, elle aussi débordante de résidus de Cobalt de bonne qualité.

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La valorisation des déchets à forte teneur en résidus miniers constitue un véritable gisement encore peu exploité
La valorisation des déchets à forte teneur en résidus miniers constitue un véritable gisement encore peu exploité (Crédits : © Reuters Staff / Reuters)

Nouveau deal pour le secteur minier zambien. Après l'annonce de son accord de joint-venture avec la société congolaise Paragon Mining pour développer les projets de cuivre et de cobalt dans les régions de Kipushi et de Kasombo, en RDC, le minier australien Cape Lambert renforce son positionnement en Zambie. L'opérateur vient d'annoncer la signature d'un protocole d'accord contraignant pour acquérir 70% dans le projet de traitement de résidus miniers de cobalt et de cuivre, situés dans la région de Kitwe, en Zambie et détenus par l'entreprise zambienne Australian Mining Company Zambia Limited.

Datant des années 1960, cette décharge de résidus miniers, l'une des plus grandes du pays, mesure 0,5 km² de surface et 15 mètres de hauteur. Le département d'études géologique du ministère zambien des Mines et des minéraux estime qu'elle contient près de 17,72 millions de tonnes de résidus. Quant aux consultants techniques de Cap Lambert, ils estiment à 0,43%, le taux de présence du Cobalt dans les résidus. Des prévisions encourageantes pour la firme australienne quand on sait que le prix du cobalt atteint aujourd'hui 55 000 dollars/tonne sur les marchés des matières premières.

Deux projets  au prix d'un

«L'acquisition de cette réserve de cobalt et de cuivre de haute qualité souligne l'engagement de la société à devenir un acteur important dans le secteur du cobalt. Evidemment, il y aura des synergies avec notre projet de résidus Kipushi récemment acquis et situé à plus de 170 km de la frontière en République démocratique du Congo. La Société attend avec impatience l'avancement de ces deux projets pour passer à la production», a expliqué Tony Sage, PDG de Cape Lambert.

Selon les termes de la cession, Cape Lambert versera une somme initiale de 25 000 dollars et aura six mois pour exercer son option d'acquisition des 70% de participations dans le projet Kitwe, en y investissant 500 000 dollars. La minière australienne devra également verser 50 000 dollars dès réception du permis d'exploitation et si elle reçoit un permis d'exportation.

L'opérateur australien n'est pas à son premier projet de traitement de déchets miniers en Afrique. En joint-venture avec un opérateur local, Paragon Mining, l'entreprise lance deux projets du même genre en RDC. Le premier projet, à Kipushi au sud du pays, est un champ de résidus de métaux sur lequel opère une usine de traitement installée et mise en service avec une capacité de production de 4 000 tonnes/an de cobalt, 10 000 tonnes/an de cuivre et 2 000 tonnes/an de zinc. A quelques kilomètres, à Kasombo, un deuxième projet attend la finalisation d'une étude de faisabilité prévue dans 18 mois, avant de démarrer d'exploitation des résidus  dont les travaux sont prévus dans 24 mois.

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