Côte d’Ivoire : la Banque mondiale investit 70 millions de dollars dans l'agriculture numérique

 |   |  429  mots
Considéré comme un « test et de référence » pour d'autres initiatives de soutien à l'agriculture numérique engagées par les autorités ivoiriennes, le projet «e-agriculture» vise aussi à améliorer le système de production agricole du pays et les infrastructures.
Considéré comme un « test et de référence » pour d'autres initiatives de soutien à l'agriculture numérique engagées par les autorités ivoiriennes, le projet «e-agriculture» vise aussi à améliorer le système de production agricole du pays et les infrastructures. (Crédits : Reuters)
La Banque mondiale soutient le Programme national d'investissement agricole (PNIA) à travers son volet e-agriculture. Cette agriculture numérique, dont le but initial est de résoudre les nombreuses difficultés des cultivateurs, devrait finalement garantir à tous les agriculteurs ivoiriens un meilleur accès aux services numériques, en vue d’améliorer leur productivité et leur ouverture sur le marché.

70 millions de dollars, c'est le montant du crédit accordé à la Côte d'Ivoire par la Banque mondiale. Le Projet «e-agriculture» en Côte d'Ivoire bénéficiera à quelque 6,1 millions de petits exploitants, qui représentent près d'un quart des 23,7 millions d'habitants que compte le pays, selon un communiqué de la Banque mondiale. Il vise à améliorer l'impact du secteur clé de l'agriculture dans la réduction de la pauvreté.

«Alors que l'agriculture est l'un des piliers de l'économie ivoirienne, assurant 22 % du produit intérieur brut et plus de 75 % des exportations, ce secteur n'a eu que peu d'impact sur la hausse des revenus et la réduction de la pauvreté en milieu rural», explique le document destiné aux médias. Grâce à ce prêt, les agriculteurs locaux devront recourir davantage aux services numériques en vue d'améliorer leur productivité et leur accès aux marchés.

Les 70 millions de dollars en provenance de l'Association internationale de développement (AID) - l'organe de la Banque mondiale dédié au financement des pays les moins avancés - devrait financer l'accès aux informations clés des agriculteurs pour leur activité. Il s'agit entre autres d'informations sur les prix du marché des semences.

Le projet «e-agriculture» est également censé aider les «autorités ivoiriennes, à disposer de données pour mieux piloter leurs politiques et leurs stratégies en faveur de l'agriculture et du monde rural», selon la Banque mondiale.

L'e-agriculture, un outil de gestion au service de l'agriculture rural

L'initiative est l'un des composants du Programme national d'investissement agricole (PNIA) de la Côte d'Ivoire, conçu pour la numérisation de son système agricole sur la période 2016-2019.

Considéré comme un «test et de référence» pour d'autres initiatives de soutien à l'agriculture numérique engagées par les autorités ivoiriennes, le projet « e-agriculture» vise aussi à améliorer le système de production agricole du pays et les infrastructures. Cette e-agriculture, également appelée «TIC dans l'agriculture», est un terme relativement récent dans le domaine de l'agriculture et des pratiques de développement rural.

La vulgarisation de ce terme a commencé avec la diffusion des résultats d'une enquête mondiale menée par les Nations Unies (ONU) en 2006. Il décrit un domaine émergent axé sur l'amélioration du développement agricole et rural par le perfectionnement des processus d'information et de communication. Plus spécifiquement, l'e-agriculture se traduit par le recours aux technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le domaine rural, en mettant l'accent sur l'agriculture.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :