Agriculture en Afrique : La FAO demande une reforme d’urgence

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(Crédits : Reuters)
Un nouveau rapport de la l'Organisation des nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) affirme que l'élevage est l'une des causes principales des problèmes d'environnement. Les pays d’Afrique subsaharienne seraient les plus touchés. Mais le salut pourrait venir de la mise en place du concept d’agriculture intelligente pour lutter contre le changement climatique.

Dans un nouveau rapport rendu public, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) met en garde les Etats sur les incidences du changement climatique sur l'agriculture et la sécurité alimentaire dans le monde. Selon ce rapport, en 2050, la demande alimentaire mondiale augmentera de 60% par rapport à son niveau de 2006, sous l'effet de l'accroissement de la population mondiale passée de 7 à 9 milliards, de l'augmentation des revenus mais aussi de l'urbanisation rapide des villes.

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« De par son impact sur l'agriculture, sur les moyens de subsistance et sur les infrastructures, le changement climatique menace la sécurité alimentaire dans toutes ses dimensions. Il exposera les pauvres, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural, à une hausse des prix des denrées alimentaires, lesquels deviendront aussi plus instables », rapporte en substance le rapport de l'organisation mondiale basée à Rome.

Les pays d'Afrique subsaharienne parmi les plus menacés

Ce même rapport ajoute que cette situation nuira à la disponibilité alimentaire en entraînant une baisse de la productivité des cultures, de l'élevage et des pêches, et entravera l'accès aux aliments en compromettant les moyens d'existence de millions de ruraux qui vivent de l'agriculture. Si la FAO porte son rapport sur la situation de l'influence des changements climatiques dans le monde entier, elle met également un accent particulier sur le cas des pays les plus défavorisés.

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 « Pour les plus pauvres, dans le monde, l'adaptation au changement climatique signifie avant tout la sécurité alimentaire. Particulièrement dans les pays pauvres d'Afrique subsaharienne et d'Asie du sud et du sud-est », précise l'organisme onusien. Il avertit le monde qu'« il faut aider en priorité les petits exploitants à s'adapter au changement climatique. Ils sont près d'un demi-milliard dans les pays en développement. Ils subissent des périodes de sécheresse ou d'inondation de plus en plus fortes. En même temps, ils n'ont pas accès aux technologies, au savoir et aux investissements ».

Pour la FAO, l'agriculture se révèle comme un grand pollueur de l'environnement. « L'agriculture produit un cinquième des émissions de gaz à effet de serre. Le changement climatique menace déjà les systèmes alimentaires et les moyens d'existence ruraux partout dans le monde. La réponse que nous apporterons aujourd'hui au changement climatique déterminera comment nous nourrirons les générations futures », précise ce rapport de la FAO qui s'inquiète particulière des cas des pays les plus pauvres.

L'agriculture intelligente contre le changement climatique

Dans un document intitulé ''L'action de la FAO face au changement climatique'', l'organisme a émis aussi des propositions aux Etats Africains, en les invitant à l'utilisation de variété de culture favorisant l'azote avec une résistance aux fortes chaleurs, une culture sans labour qui préservent mieux l'humidité et la fertilité des sols. « Ces réformes permettront de réduire 100 millions le nombre de personnes menacées de sous-alimentation », prévient le document.

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Selon la FAO des informations vérifiées par une expérience en Ouganda a abouti à la conclusion selon laquelle le silence du gouvernement occasionnerait une dépense entre 22 et 38 milliards de dollars, soit environ 50 fois plus que ce dont les fermiers ont besoin pour diversifier leur variété de cultures ou d'animaux et pour revoir leur système d'irrigation.

La FAO encourage donc l'adoption de la notion d'agriculture intelligente face au climat, «...pour accroître la productivité, adapter et renforcer la résilience des systèmes alimentaires et, chaque fois que possible, réduire les émissions de gaz à effet de serre », conclu le document d'assistance de la FAO aux Etats

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a écrit le 06/02/2017 à 3:52 :
bien sûr je le dirais, l'or de ma formation au Niger pendant une étude (..)
j'ai puis remarqué ceux-ci que les éleveurs et les vaches nom contrôlés contribuent potentiellement a la réduction de l'eau dans les mares, et anticipent la pénétration des eaux dans le sol, et élimine centaines plantes qui, censé de ponté de l'eau.
pour amandé, la population intervient aussi dans la coupure des branches de nines et autres dès avant la fin de la pluies.
a écrit le 24/12/2016 à 2:18 :
moi jaime

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