Doing Business : le Ghana adopte de nouvelles mesures pour améliorer son attractivité

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Vue sur Accra, la capitale du Ghana.
Vue sur Accra, la capitale du Ghana. (Crédits : Flickr)
Depuis quelques mois, l’objectif du Ghana est clair : intégrer le top 100 mondial et le top 5 africain du Doing Business de la Banque mondiale. Ce pays d’Afrique de l’Ouest vient d’adopter une série de mesures visant à assouplir davantage son environnement des affaires pour en faire une terre beaucoup plus propice à l’investissement privé local et étranger.

Elles touchent presque tous les aspects du business local, principalement la création d'entreprise, l'obtention de permis de construire, l'obtention de l'électricité, les échanges transfrontaliers ou encore la résolution des cas d'insolvabilité. Ces mesures, le Ghana vient de les adopter, afin d'assouplir davantage son environnement des affaires de façon à attirer davantage d'investissements privés local et surtout étrangers.

« Ces réformes sont une nouvelle preuve de la volonté du gouvernement d'éliminer les obstacles qui empêchent depuis longtemps les entreprises ghanéennes de réaliser tout leur potentiel. Notre objectif est de libérer l'esprit d'entreprise ghanéen et d'ouvrir nos portes au monde », a déclaré cette semaine devant la presse le vice-président ghanéen, Mahamudu Bawumia.

Le Ghana vise de top 5 régional

120ème sur 190 pays à travers le monde en 2018 dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, le Ghana a gagné six places en 2019 pour se situer 114ème et 13ème africain et leader en Afrique de l'Ouest. Une performance que le pays entend accentuée et vise désormais le top 100 mondial et la top 5 africain actuellement trusté par le Rwanda (29ème), le Maroc (60ème), le Kenya (61ème), le Tunisie (80ème) et l'Afrique du Sud (82ème). Pour métamorphoser son économie et se hisser en centre d'affaires leader dans la sous-région ouest-africaine, le Ghana compte notamment sur ses importantes ressources naturelles -tant agricoles (cacao...), minières (or, ...) qu'énergétiques (pétrole, gaz,...).

Selon les données officielles, le Ghana a réussi à attirer plus de 3,5 milliards de dollars d'investissements directs étrangers (IDE) en 2018, contre 3,32 milliards de dollars l'année précédente. Tous les secteurs étaient concernés, principalement ceux des services, des BTP, de l'agriculture, du commerce et de l'industrie manufacturière.

Dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, la Chine reste le premier investisseur, misant notamment dans les infrastructures, mais aussi les mines. A côte, de nombreux investisseurs se bousculent désormais aux portes du Ghana et parfois pour des secteurs sur lesquels ont les atteindraient moins. C'est le cas notamment des Néerlandais dont une délégation composées d'acteurs du public et du privé, pour explorer les opportunités d'investissement dans l'horticulture. Plus conventionnellement, Siemens et WestPark Enterprises s'alliaient en février dernier pour développer une solution microgrid extensible au sein du parc industriel du pays situé à Takoradi, la troisième ville du pays.

Récemment par ailleurs, le Ghana se profile comme un marché stratégique pour les géants hôteliers mondiaux comme AccorHotels ou Marriott qui y ont tous les deux annoncé des projets d'envergure.

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