Angola : le sud-africain De Beers envisage la reprise de l'extraction de diamants

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Une machine d'excavation en activité dans une mine de diamants.
Une machine d'excavation en activité dans une mine de diamants. (Crédits : Reuters)
Le groupe sud-africain De Beers, leader mondial de l’industrie diamantifère, pourrait reprendre l'exploitation des pierres précieuses en Angola, après avoir réduit ses activités dans le pays depuis 2014. La décision fait suite aux nouvelles conditions d’investissement adoptées par le gouvernement angolais pour relancer le secteur minier.

Stratégie payante pour João Lourenço ! La réforme du secteur minier que le président angolais a initiée afin d'attirer plus d'investissements et relancer l'économie du pays commence à séduire les grandes entreprises internationales. C'est le cas du leader mondial du marché du diamant, le groupe sud-africain De Beers, qui vient d'exprimer son intention de reprendre ses activités dans le pays et surtout de rehausser ses investissements. Le PDG du groupe, Bruce Cleaver, était d'ailleurs cette semaine à Luanda où il s'est entretenu avec le président Lourenço sur le processus de réformes engagé par le nouveau régime pour assainir le secteur minier et particulièrement la production des pierres précieuses.

Le président du groupe De Beers a ainsi salué la récente décision du gouvernement de mettre fin à la vente préférentielle du diamant qui a fortement impacté le marché notamment pour les entreprises actives dans le secteur. Désormais, les sociétés peuvent vendre librement, jusqu'à 60% de leur production sur le marché.

Aucune date, ni aucun montant n'a été annoncé par la direction du groupe sud-africain par rapport à son retour et à la nouvelle stratégie qu'il entend mettre en œuvre en Angola. Les échanges entre la direction du groupe et les autorités angolaises ont surtout porté sur le processus de réformes du secteur minier ainsi que les nouvelles conditions d'investissement que compte adopter le pays pour inciter les investisseurs à prendre part au processus de relance du secteur minier.

Lire aussi : Angola : vers un décret présidentiel pour un système de vente de diamants profitable à l'économie

Conditions d'investissements de nouveau favorables pour les IDE

En attendant la concrétisation des engagements du groupe sud-africain, l'annonce conforte la stratégie de renforcement de l'attractivité du secteur minier angolais. Le président Lourenço s'est engagé à créer des conditions favorables pour la relance du secteur minier angolais. Présent dans le pays depuis des années, De Beers avait réduit ses activités en 2014 à la suite des mesures prises par l'ancien régime de José Eduardo Dos Santos. De 280 employés en 2012, le nombre des employés de l'entreprises dans le pays est ainsi passé à 15.

Depuis l'arrivée aux affaires du nouveau président, Joao Lourenço a entrepris un assainissement du secteur minier qui a particulièrement concerné l'industrie diamantifère du pays. C'est le cas notamment de l'entreprise publique en charge de l'exploration, l'exploitation et la commercialisation des diamants, Endiama, qui a donné un nouveau souffle au secteur. Un nouveau PDG ainsi qu'un nouveau conseil d'administration ont été nommés par le chef de l'Etat qui a également fait adopter des mesures visant à mettre fin à certains monopoles, ce qui a permis de rendre le secteur à nouveau compétitif pour les capitaux étrangers.

Le Sud-africain De Beers entend donc profiter de ces nouvelles opportunités pour étendre ses activités. Le groupe qui contrôle près de 44% de la production mondiale de diamants, dispose de plusieurs unités minières au Botswana, au Canada, en Namibie et en Afrique du Sud.

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