Agroalimentaire : Nestlé quitte la RDC

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Nestlé vient d’annoncer la fin de sa production en République démocratique du Congo. La multinationale suisse a officialisé la fermeture de son unité industrielle de Kinshasa et de son siège local pour janvier 2018. La RDC perd ainsi une de ses rares unités industrielles fonctionnelles, ce qui porte un sérieux coup à ses efforts de diversification.

Le divorce semble consommé entre la République démocratique du Congo et le géant suisse de l'agroalimentaire Nestlé. Le mastodonte vient d'annoncer la fermeture de son unité de production de Kinshasa qui met fin à sa présence dans un marché de 80 millions d'habitants. « Alors que Nestlé continue de développer ses activités en Afrique, nous devons nous assurer que notre organisation est aussi légère et agile que possible », précise le management de l'entreprise dans un communiqué.

Une implantation qui aura duré 8 ans

«Nous fermerons notre usine et notre siège social d'ici à la fin du mois et poursuivrons le développement de notre modèle commercial de distribution par des tiers. Ce nouvel arrangement nous permettra de nous concentrer exclusivement sur la construction de nos ventes et de notre distribution dans le pays. Nous ne prévoyons pas de changements dans le portefeuille de produits locaux», explique la direction de la multinationale.

Présente en RDC depuis 2009, Nestlé avait mis en place une unité de fabrication d'une de ses marques phares de cubes de bouillon de volaille, pour une enveloppe d'un peu plus de 15 millions de dollars. Une implantation qui n'aurait cessé d'enregistrer des pertes selon le groupe, malgré le soutien de Kinshasa qui voyait de bon œil cet investissement qui était censé renforcer sa base industrielle et diversifier ses rentrées qui restent fortement dépendantes aux exportations de minerais.

Simple calcul économique ?

La multinationale a parallèlement tenu à rassurer les 120 travailleurs directement concernés par cette décision. «Nous apporterons toute notre aide à nos employés pour les jumeler à tous les postes qui deviendront disponibles à la suite de ces changements. Nous offrons un ensemble de règlements plus favorable que celui prévu par la législation du travail locale. Nous nous efforçons de minimiser l'impact sur les personnes touchées, en leur fournissant une compensation et un soutien équitables».

Bien que la multinationale a soigneusement évité d'y faire allusion dans son communiqué, l'instabilité politique que traverse actuellement la RDC pourrait également avoir motivé la décision de Nestlé. Le pays traverse une crise politique depuis que l'opposition a refusé le calendrier électoral proposé par le régime Kabila qui retardait la présidentielle au 23 décembre 2018, alors que le deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila a pris fin le 20 décembre 2016.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2017 à 19:47 :
Ouille ouille , j'ai lu le communiqué de Nestlé ... quand mes suisses quittent un pays .ils ne reviennent jamais en arrière. C'est mauvais signe, Nestlé est parti du Mozambique, niger, du Venezuela , du centre Afrique. En général les pétroliers partent mais Nestlé reste si Nestlé part il n'y a plus d'espoir .
Remplacé par des Chinois et leur lait en poudre frelaté?

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