RH : l’Afrique subsaharienne encore peu compétitive sur le marché mondial des talents

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(Crédits : DR)
L’indice mondial de compétitivité des talents vient de paraitre. Sur 118 pays classés, seul 19 sont issus d’Afrique subsaharienne. Et en dehors de quelques exceptions, ils apparaissent en grande majorité vers le bas du tableau. Systèmes éducatifs inadéquats aux besoins du marché mondial, cadre réglementaire rigide,...les talons d'Achille. Détails.

En matière d'attractivité des talents, l'Afrique subsaharienne reste encore peu compétitive. C'est ce qui ressort de l'indice mondial 2017 de compétitivité et talents (GTCI) fraîchement publié par l'Institut européen d'administration des affaires (Insead), en partenariat avec l'institut public singapourien Human Capital Leadership Institute et le groupe suisse Adecco, leader mondial des solutions en ressources humaines. Il s'agit d'un classement des pays en fonction de leur capacité à développer, attirer et retenir les talents.

Alors que l'Europe et l'Amérique du Nord dominent l'indice avec la Suisse pays le plus attractif pour les talents du monde entier, le Royaume-Uni (3ème) et les Etats-Unis (4ème), l'Asie du sud-est lui emboîte le pas avec Singapour n°2 mondial. L'Afrique subsaharienne, elle, ne vient qu'en dernière position et dispose du score régional le plus faible.

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Ainsi sur 118 pays étudiés (couvrant 84 % de la population et 96 % du PIB mondial)
cette année, seuls 19 sont d'Afrique subsaharienne et logent pour la plupart au bas du tableau. Lesotho (101), Ghana (102), Ouganda (106), Cameroun (109), Ethiopie (110), Mali (112), Tanzanie (114), suivie du Mozambique, le Zimbabwe, le Burkina Faso et Madagascar qui arrive sur la 118ème marche.

Le Sénégal, quant à lui, boucle le top 100, devancé par le Kenya (97ème), le Rwanda, (91ème), la Zambie (89ème) et la Namibie (76ème).

Généralement, selon le rapport, les pays d'Afrique subsaharienne présentent des faiblesses quant à leur système éducatifs qui ne permettent pas toujours l'obtention de compétences professionnelles et techniques répondant au besoin du marché du travail. L'autre talon d'Achille est bien le cadre réglementaire qui est n'est assez souple pour permettre aux talents en quête d'horizons favorables de s'y projeter. Et même lorsqu'ils arrivent à capter quelques profils, ces pays arrivent très difficilement à les retenir.

Maurice, l'élève exemplaire

Cependant, le sous-région présente tout de même quelques exceptions. On trouve celles-ci dans la partie australe du continent. Il s'agit de l'Afrique du Sud qui arrive 67ème, ainsi que le Botswana qui se contente de la 63ème place, se profilant ainsi comme le deuxième pays africain en termes d'attractivité des talents.

Mais le meilleur élève subsaharien n'est autre que l'Ile Maurice, qui siège dans le top 50 au 46ème rang. Avec un score (49,15 points) au-dessus de la moyenne de l'indice, cette petite République qui fait à peine son entrée dans ce classement lancé en 2016 se montre beaucoup plus attractive pour les ressources humaines talentueuses, que des économies beaucoup plus développées telles la Chine (54) ou la Russie (56). Ses points forts : sa capacité à attirer les talents (35ème mondial), mais surtout à les retenir (29ème), grâce notamment à son paysage réglementaire « particulièrement bon », souligne les auteurs du rapport.

Conçu tel un outil d'audit des performances des pays en termes d'attractivité des talents, le GTCI se veut un appui pour les gouvernements, les entreprises ainsi que les organismes sans but lucratif à travers le monde, le but étant de contribuer à « surmonter l'inadéquation des talents et renforcer la compétitivité sur le marché mondial ».

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