Télécoms : le Nigéria impacté par les difficultés d’Ericsson

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(Crédits : DR)
En difficultés depuis quelques années, l’équipementier télécoms Ericsson a récemment pris des mesures drastiques pour redresser la barre. Au menu, une suppression d’environ 4 000 emplois, dont plus de 150 viennent d’être annoncés au Nigéria. Le transfert de la main d’œuvre vers l’inde en cause.

Ericsson Nigéria annonce ce jeudi 1er décembre la suppression de 160 emplois. Une lettre parvenue au personnel de l'équipementier télécoms indique que la décision prend effet le dimanche 4 décembre et qu'à cette date les questions liées aux indemnités de licenciement seront clarifiées.

Selon la presse locale, Ericsson se serait déjà séparés d'une cinquantaine d'employés en juillet dernier, quand le groupe suédois commençait à délocaliser ses activités vers l'Inde.

En difficulté depuis 2014, Ericsson a dû prendre des mesures drastiques cette année dans un contexte de forte baisse de ses revenus. Au deuxième trimestre, son bénéfice net a chuté de 26% à 1,6 milliard de couronnes suédoises (169 millions d'euros) pour un chiffre d'affaires en recul de 11% à 54,1 milliards de couronnes suédoises (... millions d'euros). En octobre dernier, l'équipementier a annoncé qu'il supprimerait jusqu'à 4000 emplois. Cette semaine, la firme a annoncé le licenciement d'environ 3000 postes à travers la Suède.

De plus, le leadership de la compagnie est actuellement déséquilibré. Depuis le licenciement en juillet de Hans Vestberg, le poste de directeur général est toujours vacant. Le directeur financier Jan Frykhammar en assure l'intérim.

Effet de la délocalisation en Inde ?

Au Nigéria, les salariés d'Ericsson étaient au courant de cette situation. Et ils auraient même, selon les médias locaux, subi les conséquences de ces nouvelles orientations il y a cinq mois. En juillet 2016, dans la foulée d'une définition de stratégie de sortie de crise, la firme suédoise décide de délocaliser une partie de ses activités en Inde. Certains travailleurs nigérians auraient même servi pour la formation de nouvelles recrues indiennes. Par la suite, une cinquantaine de salariés de la filiale nigériane d'Ericsson auraient été licenciés.

A Lagos, Abuja et toutes les autres villes où Ericsson a ses bureaux, la colère monte. Les désormais anciens salariés d'Ericsson s'estiment victimes de la délocalisation en Inde et appellent le gouvernement à prendre des mesures, afin d'éviter que la pratique ne devienne commune aux grands groupes internationaux.

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