Côte d’Ivoire : le gouvernement dissout l’office de développement de la riziculture

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(Crédits : Reuters)
L'Office a été remplacé par l'Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ) afin d'accompagner la stratégie nationale ayant pour objectif d'atteindre une production d'au moins 2 millions de tonnes de riz blanchi par an.

Le gouvernement ivoirien a décidé, ce 8 janvier en conseil, la dissolution de l'Office national de développement de la riziculture (ONDR). Il est désormais remplacé l'Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ), une nouvelle structure décidée par un décret datant de février 2018. « Le Conseil a adopté un décret portant dissolution de l'Office national de développement de la riziculture. L'ONDR est dissous compte tenu de la mise en place effective de l'Agence pour le développement de la filière riz, qui en assure désormais les missions, conformément au décret n° 2018-10 du 10 février 2018 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l'ADERIZ », rapporte le communiqué du conseil des ministres.

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Etablissement public en charge des questions rizicoles, l'ONDR avait été créé en août 2012 et placé sous la tutelle des ministres de l'Agriculture et de l'Economie et des finances. Son remplacement par l'ADERIZ en 2018 avait pour objectif de traduire en actions la  stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR) portant sur la période 2012-2020.

Une consommation nationale estimée à 2 millions de tonnes

Lancée en 2011 avec un budget de près de 700 milliards de CFA, la SNDR a permis d'arriver à un volume de production de plus 1,4 million de tonnes de riz blanchi sur la première phase qui a duré trois ans. « Cette phase, alors évaluée à plus de 400 milliards de francs CFA, n'a pu récolter près de 20 milliards essentiellement des partenaires au développement », expliquait avec regret à l'époque le ministre de l'Agriculture.

A fin 2017, la Côte d'Ivoire avait produit quelque 1,3 million de tonnes de riz blanchi contre 1,3 en volumes importés. Quant aux besoins nationaux de consommation, ils devraient atteindre cette année 2 millions de tonnes de riz blanchi.

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