Zambie  : un prix plancher pour le maïs, une denrée de base dans le pays

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(Crédits : Pixabay)
Grand producteur et consommateur de farine de maïs, la Zambie instaure un prix plancher pour juguler la hausse de prix de cette denrée de base dans l'alimentation locale. La décision justifiée par le besoin de réduire la pression sur le panier de la ménagère est contestée par les principaux acteurs de la filière.

Pour réduire la pression sur les prix du maïs qui ne cessent de grimper, la Zambie décide de plafonner les tarifs. La décision suscite l'ire des agriculteurs et revendeurs qui accusent le gouvernement d'instaurer un retour au contrôle des prix de manière unilatérale. L'Etat zambien par la voie de son ministre de l'agriculture, Michael Katambo, a rejeté ces accusations ce dimanche 25 août et évoque plutôt une décision concertée entre producteurs d'aliments de bétail, meuniers, chaînes de magasins et négociants. Ces derniers ont d'un commun accord, avec le gouvernement, décidé de fixer le prix du maïs à un maximum de 2 600 kwachas la tonne (198,9 dollars), selon le ministre.

Hausse de 16% des prix de la farine

Le plafonnement des prix a été instauré à la suite d'une forte hausse de la farine de maïs, un aliment à la base de l'alimentation des 17 millions de Zambiens. De janvier à août 2019; les prix de la farine de maïs sont passés de 75 kwachas par sac de 25 kg à 150 kwachas, soit le double. Il y a juste trois mois, le ministère de l'Agriculture sonnait l'alerte créant une ruée vers les stocks de maïs, lorsqu'il a annoncé une baisse de 16% de la production 2019. Il a avancé le chiffre de 2 millions de tonnes, contre les 2,39 millions de 2018, suscitant une véritable panique.

«Les prix du maïs n'ont cessé d'augmenter chaque semaine à cause de cette panique, ce qui implique une hausse du coût du repas quotidien», a déclaré Katambo.

Les arguments du gouvernement n'ont pas convaincu le Syndicat national des cultivateurs de Zambie (ZNFU) qui prône un flottement des prix selon les lois du marché. Une situation qui risque de réduire davantage le niveau de la population qui pour la moitié vit sous le seuil de pauvreté.

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Le pays enclavé d'Afrique australe tire ses recettes essentiellement de l'agriculture, du tourisme et de l'exploitation minière tirée par la production de cuivre dont le pays est le premier producteur du Continent. Grand producteur de maïs, la Zambie mise aussi sur d'autres cultures d'exportation comme les cacahuètes, le tabac ou encore le coton.

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