L’Angola veut privatiser 195 entreprises dont Sonangol et Endiama d’ici 2022

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(Crédits : DR)
Il y a un peu plus d’un an, 74 entreprises étaient concernées par le projet de privatisation en Angola. Le gouvernement vient de relever à 195 le nombre d’entreprises dont elle veut vendre ses actifs. La quasi-totalité des grandes entreprises du pays -dont la pétrolière Sonangol et la diamantaire Endiama- est concernée. Luanda prévoit de boucler ce projet d’ici 2022.

C'est ce qu'on appelle, une opération à grande vitesse ! D'ici 2022, le gouvernement angolais prévoit de privatiser 195 entreprises opérant dans les secteurs pétrolier, minier, financier, des TIC, des télécommunications, de l'industrie, de l'agriculture, des transports et du tourisme. 32 d'entre elles sont classées en tant que sociétés de référence nationale. C'est le cas de la toute puissante Sonangol, objet de toutes les polémiques et bras de fer ces dernières années, mais le producteur national de diamants Endiama, ainsi que la compagnie de télécoms Unitel présidée par Isabel dos Santos, la compagnie aérienne nationale TAAG, la Banque du Commerce et de l'Industrie,

Baptisé ProPriv, le plan de privatisation présenté à Lunda cette semaine est soutenu par la Banque mondiale. Sa mise en œuvre est prévue en trois phases. La première qui s'opérera d'ici fin 2019 concerne 80 entreprises et actifs, 91 sociétés et actifs seront privatisés en 2020, tandis que 20 entreprises et actifs attendront 2021 et quatre autres en 2022. Ces opérations se concrétiseront notamment soit via des appels d'offres publics, soit des introductions en bourse.

Relancer le secteur privé, booster les finances publiques

Depuis son accession au pouvoir, le président Joao Lourenço se montre convaincu qu'un plus important investissement de capitaux privés dans l'économie angolaise l'aiderait à retrouver ses lueurs d'antan. D'ailleurs l'objectif pour Luanda est de favoriser la relance du secteur privé et la réforme des finances de l'Etat qui restent fragiles depuis plusieurs années.

En mai dernier, une loi a été adoptée pour réglementer le système de privatisation dans le pays de telle sorte que l'impact de telles opérations soit directement visible sur l'économie. S'adressant à la presse locale, le ministre des Finances, Archer Mangueira, a assuré que les revenus générés par le programme ProPriv seraient consacrés au «financement de l'économie, en particulier du développement du secteur productif», rapporte Publico.

Par ailleurs, Luanda prévoit également la mise en œuvre de procédures d'enquêtes afin d'amoindrir les risques de blanchiment d'argent durant l'exécution du programme de privatisation.

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