Mauritanie : fermeture de 700 points illégaux de transfert d'argent

La Banque centrale mauritanienne vient de procéder à la fermeture de moins de 700 points illégaux de transfert d'argent. L'institution qui a justifié sa décision par le souci de réorganiser le secteur financier a confié que seules neuf agences disposent d'une autorisation provisoire pour des prestations de transfert de fonds ou de valeurs.

2 mn

En Mauritanie, l’article 24 de la loi 2005-048 du 27 juillet 2005, relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, stipule que les personnes morales et physiques doivent obtenir une autorisation préalable de la Banque Centrale de Mauritanie pour exercer des activités de transferts de fonds ou de valeurs.
En Mauritanie, l’article 24 de la loi 2005-048 du 27 juillet 2005, relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, stipule que les personnes morales et physiques doivent obtenir une autorisation préalable de la Banque Centrale de Mauritanie pour exercer des activités de transferts de fonds ou de valeurs. (Crédits : Reuters)

Après de multiples rappels à l'ordre, puis l'ultimatum lancé à la fin de l'année dernière, la Banque centrale mauritanienne (BCM) est finalement passée à l'acte. Dans un communiqué publié ce jeudi et relayé par l'agence APA, le régulateur du système financier national révèle qu'elle a décidé la fermeture de quelque 700 points illégaux de transfert d'argent. La BCM précise avoir autorisé seulement 9 agences pour fournir les services de transfert sur l'ensemble du territoire national, en ajoutant que ces agences ont bénéficié d'autorisations provisoires après s'être conformées aux cahiers de charge et respecté les engagements fixés.

Ces points de transfert fermés sont jugés illégaux par la Banque en vertu de la loi 2005-048 du 27 juillet 2005, relative à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme qui exige «des personnes morales et physiques de solliciter et d'obtenir une autorisation de la Banque Centrale de Mauritanie avant d'exercer des activités de transferts de fonds ou de valeurs».

Lire aussi : Présidentielle en Mauritanie : le général Ghazouani, dauphin du président Abdelaziz, investi par l'UPR au pouvoir

La BCM qui avait affirmé en août 2018 son intention de régulariser les activités financières dans le pays avait donné un délai raisonnable et insisté sur le fait que «toute société de transfert de fonds ou de valeurs qui n'aura pas déposé une demande de régularisation ou dont la demande aura été rejetée sera définitivement fermée et ses responsables contrevenants seront passibles des sanctions prévues par la réglementation en vigueur».

2 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.