Industrie du jeu, un autre levier de développement économique en Afrique

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(Crédits : DR)
Dans la course vers le développement économique de l’Afrique, le zoom est régulièrement mis sur les secteurs à fort potentiel. Au travers de l’ICE Africa 2018 qui aura lieu en octobre prochain en Afrique du Sud, les acteurs de l’industrie du jeu veulent, à leur tour, démontrer à quel point ce secteur peut contribuer de façon déterminante à la floraison de l’économie régionale.

Pour la toute première fois, l'Afrique tiendra du 23 au 24 octobre prochain sa grande messe de l'industrie du jeu au Sandton Convention Centre en Afrique du Sud : l'ICE Africa 2018. Les grands acteurs du secteur venant des quatre coins du monde -avec une représentativité de 21 pays du Continent- discuteront des enjeux, opportunités et défis de ce marché qui creuse peu à peu son filon au niveau régional.

En prélude à cet événement d'envergure, PricewaterhouseCoopers (PwC) a rafraîchi, vendredi, ses études sur l'industrie du jeu en Afrique. Selon le cabinet international, le marché du jeu en Afrique est un important contributeur à l'économie par la création d'emplois et devrait connaître une croissance significative dans les années à venir.

L'Afrique du Sud et neuf autres pays se démarquent

En tête des marchés les plus dynamiques, l'Afrique du Sud. C'est d'ailleurs ce qui explique le choix du pays de Nelson Mandela pour l'organisation de l'ICE Africa. Le pays compte 40 casinos et environ 38 000 machines à déboursement. En 2016, les revenus bruts des jeux de hasard pour les casinos, les machines à déboursement limité, le bingo et les paris ont totalisé 27 milliards de rands (1,8 milliard de dollars), soit une hausse de 3,9% par rapport à l'année précédente.

Les experts de PwC admettent que le secteur devrait être «négativement impacté» par le ralentissement économique -après une croissance doublée à 1,3% en 2017 (toujours très faible), le pays est entré en récession la semaine dernière-, mais d'ici 2021, «une amélioration des conditions économiques sur la fin de la période de prévision contribuera à la croissance», prévoient-ils. Concrètement, ils s'attendent à une croissance annuelle de 5% pour atteindre 35 milliards de rands -soit environ 2,5 milliards de dollars- en 2021.

Par ailleurs, PwC identifie également d'autres pays qui devraient connaître une croissance sur le marché du jeu, en raison «des importantes sommes qui y sont consacrées». Il s'agit notamment de la Namibie, du Zimbabwe, du Kenya, du Botswana, de l'Ouganda, l'Egypte, le Cameroun, le Maroc et le Nigeria. Ce dernier devrait afficher une dynamique beaucoup plus accélérée avec une croissance de 16% du chiffre d'affaires du marché du jeu d'ici 2021, tirée notamment par Quick Lotto, la loterie nationale en projet.

«Tirer parti du rêve africain»

Ce sont autant de perspectives positives qui poussent les organisateurs d'ICE Africa à ouvrir le débat pour booster les échanges dans l'industrie du jeu. Et John Kamara, directeur de Global Gaming Africa et parrain de la grand-messe africaine qui se tiendra à Sandton, y croit dure comme fer :

«L'Afrique voit une diversité de croissance dans divers secteurs et le jeu est en première position pour tirer parti du rêve africain».

Dans cette conquête du potentiel africain du jeu en revanche, les acteurs du secteur doivent encore faire face à des réglementations rigides. Des événements comme l'ICE Africa sont des plateformes pour davantage interpeller les instances législatives et gouvernementales du Continent.

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