Nucléaire : La Namibie veut rayonner dans le commerce d'uranium

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(Crédits : Reuters)
La 41ème Conférence du Southern African Power Pool (regroupement de l'énergie d'Afrique australe) s'est ouverte en début de week-end dans la ville côtière de Swakopmund en Namibie. Occasion saisie par le ministre namibien de l'Énergie, Obeth Kandjoze pour demander le soutien d’autres pays pour développer le commerce d'uranium.

C'est à Swakopmund, station balnéaire de la Namibie située sur la côte atlantique que se tient depuis vendredi l'édition 2016 de la Conférence du Southern African Power Pool (SAPP), 41è du genre. Cette organisation de l'Afrique australe coordonne et planifie les activités de production, de transmission et de commercialisation d'électricité dans la région. La Namibie veut profiter de l'occasion pour solliciter le concours des pays développés afin de réussir le commerce de son uranium

C'est le ministre namibien de l'Énergie, Obeth Kandjoze qui est monté au créneau pour demander aux pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'apporter à son pays les soutiens nécessaires pour se lancer dans le commerce de l'uranium.

Alors que la Namibie dispose d'énormes gisements (non encore évalués) d'uranium, le pays manque non seulement de moyens pour mieux exploiter cette ressource mais éprouve également des difficultés pour la commercialiser.

Devenir pays fournisseur d'uranium

Ce pays de l'Afrique australe n'est pas encore à l'heure actuelle membre du Groupe des fournisseurs nucléaires dont le but est de gérer les exportations d'uranium dans un cadre de non-prolifération des armes atomiques.

Selon le ministre Obeth Kandjoze, le commerce d'uranium est lourd de contraintes. Pour lui, le gouvernement veut intégrer la liste des pays membres de l'AIEA pour accéder au groupe des pays fournisseurs nucléaires. Pour en être membre, le pays a besoin du vote favorable des 48 pays qui composent l'instance de gestion de l'énergie nucléaire.

« Nous faisons appel à tous nos frères africains et aux pays qui sont membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique pour qu'ils soutiennent notre demande de devenir membre du Groupe des fournisseurs nucléaires », a déclaré Obeth Kandjoze.

Par ailleurs, le ministre namibien de l'énergie indique que l'adhésion de son pays au groupe des fournisseurs permettra d'utiliser l'énergie nucléaire pour soutenir ses technologies médicales et agricoles et son approvisionnement en eau.

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Commentaires
a écrit le 18/10/2016 à 20:24 :
Certes cela donnerait du travail aux populations locales, certes cela leur donnerait la possibilité d'accéder à l'énergie électrique si on oublie le nucléaire d'arme.

Mais comment pourrions-nous les laisser agir nous pays où le nucléaire est utilisé et où le danger est flagrant ? N'ont-ils donc rien compris avec Hiroshima, Tchernobyl et Fukushima ?

Ah oui j'avais presque oublier, on est dans le capitalisme donc le peuple doit la fermer et mourir.

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