Maroc : croissance attendue en baisse

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Tanger Med II, le «méga-hub» portuaire au nord du Maroc, inauguré le 28 juin 2019.
Tanger Med II, le «méga-hub» portuaire au nord du Maroc, inauguré le 28 juin 2019. (Crédits : DR.)
Au Maroc, la croissance économique devrait atteindre 2,7% cette année et gagner un point de pourcentage l'année prochaine, selon les prévisions du Haut-commissariat au Plan (HCP), l'organisme national en charge des statistiques et des prévisions économiques.

Les nouveaux chiffres sur la croissance économique du Maroc ont été révélés mardi à Rabat, lors de la présentation de l'analyse de la situation économique du pays pour le compte de l'année en cours, ainsi que de celle à venir. La croissance devrait se situer à 2,7% en 2019, en régression par rapport à 2018 (3%).

Une situation qui, selon le haut commissaire au Plan,, Ahmed Lahlimi, s'explique par le contexte mondial difficile, la baisse de la production céréalière et le faible redressement des activités non agricoles.

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D'après Lahlimi, la valeur ajoutée agricole devrait baisser de 2,9% à cause d'une récolte céréalière en chute de 40% à 60 millions de quintaux, alors que la tendance semble meilleure au niveau des autres filières agricoles. Une embellie qui se confirmera au niveau des activités non agricoles (3,2%, contre 2,8% en 2018), ou encore dans les autres secteurs : 3,5%, contre 3% en 2018 pour le secondaire et 3%, contre 2,7% pour le tertiaire.

Des indicateurs en baisse en 2019

Autre conclusion du haut commissariat au Plan, une faible demande intérieure, avec une contribution à la croissance envisagée à 3,2 points, contre 3,9 points en 2018. Par ailleurs, l'inflation devrait rester maîtrisée autour de 0,8% et la dette du Trésor à 65,3% du PIB contre 64,9% en 2018. La dette publique globale devrait donc ressortir à 81,3% (+3).

Sur le plan budgétaire, le déficit devrait se creuser à 3,6% du PIB en 2019, puis à 3,7% en 2020. De légères baisses seront également observées au niveau du besoin en financement de l'économie, qui devrait s'établir à 5,3% du PIB, contre 5,5% en 2018, faute d'un ralentissement de l'investissement.

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En 2019, le déficit budgétaire devrait s'établir à 4,5% du PIB en 2019 (3,7% en 2018), mais sera toutefois limité à 3,6% avec les privatisations. La dette publique devrait donc vraisemblablement ressortir à 81,3%.

Des chiffres qui auront irrémédiablement un impact direct sur les capacités d'emploi, avec un taux de chômage en augmentation de 0,2 point, passant de 9,8% en 2018 à 10%.

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