Egypte  : conséquence des réformes engagées, l'inflation baisse à 9,4%

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En novembre 2016, les autorités monétaires égyptiennes avaient forcé la dévaluation à 50% de la monnaie locale. Conséquence : une pénurie de devises et une inflation à 30%.
En novembre 2016, les autorités monétaires égyptiennes avaient forcé la dévaluation à 50% de la monnaie locale. Conséquence : une pénurie de devises et une inflation à 30%. (Crédits : Reuters)
En dépit d'une conjoncture peu favorable marquée par la hausse des prix des carburants, le taux d'inflation en Egypte enregistre une importante baisse au cours de ce mois de juin, selon les chiffres de l'agence nationale des statistiques. Après la période d'austérité qui a permis d'assainir l'économie sous la direction du FMI, l'Egypte retrouve ses bonnes notes avec des indicateurs au vert.

L'inflation annuelle des prix à la consommation en milieu urbain a diminué en Egypte pour s'établir à 9,4% en juin contre 14,1% en mai, a annoncé mercredi l'agence nationale de statistiques, CAPMAS. Une baisse plus prononcée que celle attendue par de nombreux analystes après la flambée des prix des carburants.

«C'est une baisse plus importante que prévu. [...] Une bonne nouvelle pour les marchés, car cela pourrait faire espérer une réduction des taux demain», a déclaré Allen Sandeep, responsable de la recherche chez Naeem Brokerage, cité par Reuters.

La nouvelle intervient alors que le comité en charge de la politique monétaire de la Banque centrale d'Egypte devrait se réunir ce jeudi pour décider de modifier ou de maintenir de ses taux directeurs.

Il y a une semaine, l'Egypte avait augmenté les prix des carburants qui sont passés de 16% à 30% dans le cadre d'un programme de réformes économiques soutenues par le FMI et qui avait conduit à une inflation de 33% en 2017.

C'est au cours de l'année 2016 que le FMI avait proposé un programme de prêts sur trois ans en faveur de l'Egypte, sous condition de la mise en place d'un ensemble de réformes, portant entre autres sur la l'introduction d'une taxe sur la valeur ajoutée, la dévaluation de la livre égyptienne et la réduction des subventions énergétiques.

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Un programme à travers lequel le pays nord-africain a approuvé un mécanisme permettant d'aligner les prix du carburant à la pompe à ceux pratiqués sur le marché international, en délaissant progressivement la plupart des subventions du secteur de l'énergie. Des réformes payantes. Tout comme le FMI, de nombreux économistes ont ainsi vanté le mérite des réformes entreprises par l'Égypte au cours des deux dernières années, même si ces mesures d'austérité avaient considérablement réduit le pouvoir d'achat des 98 millions d'Egyptiens.

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