UEMOA : en un an, les pays de l'Union triplent l'excédent commercial

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Lors de la 20e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, tenue le 30 juillet 2018 à Lomé sous l’égide du président ivoirien Alassane Ouattara.
Lors de la 20e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, tenue le 30 juillet 2018 à Lomé sous l’égide du président ivoirien Alassane Ouattara. (Crédits : DR)
D'importantes mesures ont été prises par le conseil des ministres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) lors de sa première session ordinaire de l'année 2019 qui s'est ouverte vendredi au siège de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), à Dakar, la capitale sénégalaise. Elles visent à renforcer la croissance économique des huit pays de la zone, alors que les échanges extérieurs des pays de l'Union se solderaient par un excédent global de 1 142,5 milliards de Fcfa, après les 304,1 milliards enregistrés en 2017.

Le conseil des ministres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a débattu de plusieurs questions au cours de sa première session ordinaire de l'année, tenue vendredi, à Dakar. Il s'est notamment penché sur la situation économique des huit pays de la zone et a recommandé aux Etats plusieurs mesures «pour maintenir une croissance vigoureuse des économies de l'Union, dans un contexte d'incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales».

Ces  mesures visent  à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires pour améliorer le climat des affaires, afin d'attirer davantage d'investisseurs privés, notamment dans les industries agro-alimentaires et manufacturières. Les ministres ont notamment plaidé pour l'accroissement des ressources de leurs Etats, proposant de mettre un accent particulier sur les actions visant à élargir la base fiscale et à amener le taux de pression fiscale à l'objectif communautaire de 20% au terme de cette année 2019.

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Les ministres ont aussi formulé le vœu pour les pays de l'UEMOA de rationaliser les dépenses publiques pour une meilleure efficacité.  Révélant que le produit intérieur brut (PIB) de l'UEMOA en 2018 se situe à «6,6%, niveau de croissance identique à celui de 2017, en lien principalement avec la bonne orientation du secteur des services ainsi que des activités commerciales, industrielles, portuaires et aéroportuaires», le conseil des ministres a estimé que «ces performances appréciables se consolideraient en 2019, avec une croissance attendue à 6,8%».

1 142,5 milliards de Fcfa, contre 304,1 milliards en 2017

Par ailleurs, ils ont aussi annoncé que le taux d'inflation est descendu à 0,8%  en 2018, contre 2% en 2017. Cela a entraîné une modération de la hausse des prix, avec une inflation en dessous de 2% (le taux d'inflation est attendu à 1,1% en 2019).

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En ce qui concerne le déficit du solde des transactions courantes, il a augmenté de 0,1%, en passant de 6,3% du PIB en 2017 à 6,4% en 2018, en raison du creusement de la balance commerciale. «Avec la consolidation des entrées nettes de capitaux, indiquent les ministres, les échanges extérieurs des pays de l'UEMOA se solderaient par un excédent global de 1 142,5 milliards de Fcfa après 304,1 milliards de Fcfa en 2017». Et d'ajouter que le niveau des réserves officielles de change de l'UEMOA est resté inchangé au troisième trimestre 2018. Celles-ci continuent d'assurer 4,7% des importations des biens et services.

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