Risque pays : rien ne va plus pour Alger et Tunis

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(Crédits : Reuters)
La situation économique en Algérie et en Tunisie reste loin de rassurer les marchés, Euler Hermès a respectivement abaissé sa notation de C2 à C3 et de B3 à C3 pour les deux pays. Là où le cabinet s’inquiète de la dépendance aux hydrocarbures et l’absence de diversification pour Alger, alors que pour Tunis c’est la difficile application des réformes imposées par le FMI qui inquiètent.

La situation économique en Algérie est loin de rassurer les agences et cabinets de notation, en témoigne la publication des notes de risques pays et secteurs du cabinet Euler Hermès (EH), pour le premier trimestre 2018 où Alger a vu sa note passer de C2 à C3, en clair le niveau de risque a été abaissé de moyen à significatif.

Faible résilience en Algérie

L'assureur avait pour rappel déjà alerté Alger en 2017, sur la détérioration de ses finances publiques, la faible diversification de son économie qui reste profondément dépendante aux hydrocarbures qui représentait 99% des rentrées liés à l'export en 2017. La contribution du secteur au PIB était de 40% et selon les estimations d'EH, la hausse des cours ne suffirait pas à elle seule à remettre l'économie sur les rails.

Pour le cabinet le modèle économique algérien a vu sa résilience particulièrement éprouvée par l'effort budgétaire consenti par les autorités depuis le printemps arabe en 2011 pour éviter toute contagion ou apparition de mouvement d'opposition. Le mystère entourant la succession du président Abdelaziz Bouteflika fait également partie des freins identifiés par EH pour la mise en place d'un nouveau cadre économique, les décisions d'investissement ou encore pourrait avoir des effets négatifs sur les échanges commerciaux du pays.

La Tunisie dégringole

Les autorités devront par ailleurs faire face à l'expansion du niveau d'endettement qui devrait atteindre 24% du PIB en 2018 et qui pourrait impacter les entreprises d'Etat. L'Algérie n'est pas l'unique pays à avoir vu sa notation baisser, la Tunisie est également dans ce cas de figure et a vu sa note chuter littéralement de B3 à C3. La décision d'EH pourrait se justifier par les dernières critiques adressées par le FMI à Tunis et le gel du programme de soutien, allant jusqu'à lui recommander de baisser la valeur de sa monnaie.

Le cabinet avait dès 2017 averti Tunis, sur sa trop grande dépendance à la situation dans l'euro-zone, l'explosion du déficit public ou encore une forte exposition de son secteur bancaire. La difficile application de l'austérité recommandé par le FMI par Tunis et la possible reprise des contestations populaires pourrait également avoir un effet épouvantail pour les investisseurs internationaux. Parallèlement, les réformes radicales appliquées par l'Egypte a vu son classement s'amélioré passant de C3 à C2, la Côte d'Ivoire a également enregistré la même progression, alors que le Ghana est passé de B2 à B1.

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Commentaires
a écrit le 12/04/2018 à 19:33 :
Pourquoi supprimer mon commentaire ? Il ne plait pas a votre ligne de conduite ? Vous aimez les soumis ? L'Algerie ne se soumettra Jamais .
a écrit le 10/04/2018 à 9:34 :
On a constaté , depuis quelque temps et sur quelques journaux critiques et dénigrements de l'Algerie venant surtout de jeune afrique,votre journal et les journaux Français. Vous êtes manipulé mais sachez que l'ALGERIE ne sera jamais soumise aux occidentaux. Vous critiquez le pays ,son peuple, ses dirigeants et tout se qu'il réalise .Vous n'avez rien a dire sur l'Algerie car c'est son peuple et leurs dirigeants qui décident .Point barre
Réponse de le 10/04/2018 à 15:12 :
Les chiens aboient, l'Algérie passe. Ce n'est pas en rabaissant l'Algérie que le maroc se grandira, il sera toujours classé 126e au tableau du développement humain, laissant l'Algérie loin devant avec son classement de 83e dans les pays à haut développement. C'est si toutes ces usines à bobards payées en ryad-tagines filles comprises se mettaient à nous féliciter que nous aurions de quoi nous inquiéter.
a écrit le 09/04/2018 à 16:24 :
Avec le FMI sur le dos, la Tunisie ne peut qu'accentuer sa descente aux enfers. Jusqu'à la fermeture des écoles et l'abolition de la sécurité sociale?? ce n'est même pas uen canular.

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