Le Burkina Faso veut alléger le coût de la masse salariale du secteur public

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Photo de la présidence du Burkina Faso, un pays qui connaît depuis 2016 plusieurs mouvements sociaux.
Photo de la présidence du Burkina Faso, un pays qui connaît depuis 2016 plusieurs mouvements sociaux. (Crédits : Reuters)
Face à la gronde sociale qui touche depuis 2016 les différents secteurs d’activités du pays, le Burkina Faso organise du 12 au 14 juin une conférence des forces vives de la nation, où les intervenants sont appelés à se pencher sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l'Etat.

Une conférence des forces vives de la nation sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l'Etat. C'est l'initiative lancée par les autorités burkinabè pour apaiser le mécontentement social qui touche, depuis 2016, la quasi-totalité des secteurs de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Par cette initiative, le gouvernement souhaite «parvenir à un mécanisme garantissant une gestion équitable et soutenable des rémunérations des agents publics de l'Etat et permettant la recherche de l'apaisement social et l'accroissement de la productivité publique», selon un communiqué officiel publié le 11 juin.

Toutes les composantes de la société du pays (autorités ; élus ; magistrats ; ainsi que les représentants des organisations des travailleurs ; société civile,...) y sont invités, selon le communiqué. A l'issu de la conférence, le gouvernement espère un apaisement de la gronde sociale que vit le pays depuis 2 ans.

Une masse salariale colossale

Depuis 2016, le Burkina Faso a connu plusieurs mouvements sociaux. Les travailleurs de la fonction publique dont le nombre est évalué à plus de 170 000 personnes, exigent plus de justice sociale et de meilleures conditions de vie et de travail. Sauf que le budget de l'Etat ne serait pas en mesure de supporter de telles charges. Lundi, le Premier ministre burkinabé, Paul Kaba Thiéba s'est alarmé de l'étendue de la masse salariale du pays. Cette dernière a un coût proche des 720 milliards de Fcfa en 2018 et devrait se chiffrait à 1 000 milliards en 2020. Des chiffres colossaux difficilement supportables pour les finances publiques, selon le chef du gouvernement.

L'autre annonce faite Thiéba et pas des moindres est que les intervenants discuteront également des salaires du président, du Premier ministre, des ministres et des présidents des institutions. Toutefois, réunir les différentes franges de la société burkinabè autour d'un dialogue ne serait pas tâche aisée, alors que la coordination des syndicats de la fonction publique a déjà lancé le mot-d'ordre : manifestation et sit-in ce mardi, jour d'ouverture des travaux de la conférence.

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