Gabon  :  les dépenses de l'Etat dépasseront les 2 000 milliards de Fcfa en 2018

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Dans le budget de 2018, le gouvernement gabonais dispose d'une ligne de crédit de 400 milliards de Fcfa réservée à l'investissement, notamment dans les infrastructures.
Dans le budget de 2018, le gouvernement gabonais dispose d'une ligne de crédit de 400 milliards de Fcfa réservée à l'investissement, notamment dans les infrastructures. (Crédits : Reuters)
Les parlementaires gabonais ont validé cette fin de semaine le budget 2018 de l'Etat. Celui-ci est équilibré en recettes et en défenses à quelque 2 700 milliards de francs CFA, soit une baisse de 171,2 milliards par rapport à la loi de Finances de 2017.

Les parlementaires gabonais ont approuvé jeudi dernier à la majorité (9 voix seulement contre) la nouvelle loi des finances du pays. Celle-ci comporte le budget 2018 de l'Etat équilibré en recettes et en défenses à 2 688,82 milliards de Fcfa. Défendu par le ministre gabonais du Budget et des comptes publics, Jean Fidèle Otandault, le prochain budget présente une baisse de près de 171,2 milliards de Fcfa par rapport au budget contenu dans la loi de finances rectificative 2017.

En termes de recettes budgétaires -pétrole et impôts notamment- la loi de finances prévoit pour l'année prochaine un montant de 842,6 milliards de Fcfa, soit une augmentation de 128 milliards par rapport à l'année en cours, en raison des réformes entreprises pour renforcer le recouvrement.

Quant aux dépenses, elles s'élèvent à 2 032,7 milliards francs CFA en augmentation de 146 milliards par rapport à cette année. On note aussi dans le budget qu'une bonne partie du budget  est consacrée au remboursement global de la dette (656 milliards de Fcfa), alors qu'une enveloppe de 400 milliards est réservée à l'investissement, essentiellement orienté vers les infrastructures.

A en croire le ministère en charge du Budget, la loi des finances 2018 insiste sur le renforcement de la viabilité des finances publiques. Elle prévoit ainsi un effort de mobilisation des recettes fiscalo-douanières, de maîtrise et d'assainissement des dépenses et d'approfondissement des dispositions de la nouvelle gouvernance financière.

Jean Fidèle Otandault, qui s'exprimait lors d'un point de presse au sortir de la séance au Sénat, a aussi indiqué que le pays table sur une croissance économique de 3,4% contre 0,8% cette année. Le gouvernement estime que cette performance serait portée par les efforts pour la maîtrise de la dette et la reprise dans des secteurs comme le pétrole, les mines et l'agriculture.

«Cette croissance mesure bien évidemment la richesse que nous créons dans notre pays. Nous sommes allés sur une hypothèse de la croissance du PIB de 3,4 % en 2018 contre 0,8% en 2017. Nous avions fait un effort sur la dette et nous percevons aujourd'hui des signes de reprise», a confié le ministre gabonais du Budget et des comptes publics.

Auditer la dette

Le budget 2018 n'a effectivement pas fait l'unanimité. Au total, 9 sénateurs s'y étaient opposés et n'ont pas voté pour. Il s'agit du groupe parlementaire Front uni que préside le sénateur Jean Eyeghe Ndong qui a relevé certaines insuffisances au niveau de la dette qu'il juge «trop élevée» pour le pays. Ces parlementaires ont donc recommandé au gouvernement gabonais que les dispositions soient prises afin d'auditer la dette.

Du côté du gouvernement, Jean Fidèle Otandault a promis qu'il prendra en compte cette recommandation au cours de l'année budgétaire 2018. D'ailleurs, le plan de relance de l'économie qui sera dans sa seconde année nécessitera aussi une revue du Fonds monétaire international (FMI) qui l'a financé à travers son mécanisme élargi de crédit, signé en juin 2017.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2017 à 14:49 :
LA FACTURE DE LA FETE DU REVEILLON AVEC LE ROI DU MAROC COMPRISE OU NON DANS LE BUGDET ?

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