Le Zimbabwe renfloue son budget en vendant 35 éléphants à la Chine

Par La Tribune Afrique  |   |  348  mots
En proie à une crise économique et financière sans précédent, le Zimbabwe a décidé de vendre une partie de sa faune pour s’assurer du cash. 35 éléphants ont été acheminés vers la Chine.

Le Zimbabwe a vendu 35 éléphants à la Chine, ont révélé ce jeudi 5 décembre les autorités de Zimparks (Zimbabwe Parks and Wildlife Management Authority). Les animaux ont été acheminés, le 23 décembre 2016, du Parc national de Hwange, dans le nord-ouest du Zimbabwe, vers trois espaces en Chine, à savoir le Shanghai Exhibition Park, le Beijing Wildlife Park et le Hangzhou Wildlife Park. D'après la même source, l'opération a été précédée d'un voyage des responsables de Zimparks accompagnés d'une organisation de défense des animaux. Objectif : s'assurer que les différents lieux d'hébergements de ces éléphants répondent aux normes.

« La Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et les règles nationales sur la vente d'espèces vivantes ont été scrupuleusement suivies. Le processus de mise en cage et de transport ainsi que le chargement des éléphants dans le fret aérien a été surveillé et observé par différents acteurs concernés », a expliqué à la presse Caroline Washaya-Moyo, porte-parole de Zimparks.

Manne financière

Ce n'est pas la première fois que le Zimbabwe vend ses éléphants. Le pays de Robert Mugabé a déjà exporté vers la Chine et la Thaïlande près de 60 bébés éléphants âgés de deux à quatre ans à raison de 40 000 à 60 000 $ l'unité. Ce qui veut dire que la facture de la présente transaction pourrait se chiffrer à pas moins de 1 400 000 $ à 2 100 000 $.

Une manne financière qui tombe à pic puisque le pays traverse d'énormes difficultés économiques et financières dues au ralentissement généralisé de tous les secteurs d'activités et le niveau élevé de la dette publique. Selon les dernières projections, la croissance économique ne devrait pas dépasser 0,6% en 2016, soit son niveau le plus bas depuis 2009. De son côté, le FMI a décidé en novembre dernier de ne plus accorder de prêts au pays tant qu'il ne s'acquitte pas auprès de ses créanciers.