Conseil : Jean-Philippe Duval prend les commandes de PwC en Afrique francophone

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(Crédits : Reuters)
Depuis le 08 novembre dernier, Jean-Philippe Duval est devenu à PwC, le responsable des activités de conseil en Afrique francophone. L'expert diplômé de Sciences Po Paris et doté d'une grande expérience sur le continent, appuyait déjà les activités de PwC en Afrique, principalement auprès des acteurs du secteur public et parapublic. Le nouveau patron a pour priorités, la formation des talents, la promotion de la diversité ainsi que le digital, un secteur dans lequel PwC veut accentuer la lutte contre les cybercrimes.

Pour ses activités de conseil en Afrique francophone, le cabinet de conseil PwC a nommé un nouveau responsable en la personne de Jean-Philippe Duval. Ce dernier qui a intégré PwC en 1998, succède à Noël Albertus. L'ancien fonctionnaire des Nations Unies n'est pas novice en Afrique. D'abord à l'ONU où il s'était occupé aux problématiques de développement et aux relations avec les bailleurs de fonds dans le cadre de la réforme de l'entité dédiée aux 70 pays les plus défavorisés du monde mais ensuite à PwC, où il apportait jusqu'à sa nouvelle nomination, son appui au développement des activités de PwC en Afrique, principalement auprès des acteurs du secteur public et parapublic, Jean-Philippe Duval connait bien les défis de l'Afrique. Selon un communiqué de presse annonçant sa nomination, les priorités pour 2022 du nouveau ''Monsieur Afrique'' de PwC «s'organisent selon trois axes majeurs : le digital, la formation des talents ainsi que la promotion de la diversité».

Le digital, un secteur très important

Selon le communiqué de PwC, l'économie du digital, l'industrie 4.0, la technologie spatiale sont pour Duval, des domaines à fort potentiel de croissance dans lesquels l'Afrique doit s'engager. Ainsi son travail à ce niveau consistera à accompagner les Etats et les grandes entreprises africaines dans leur transformation digitale. A ce sujet, PwC travaille déjà sur le terrain en soutenant par exemple des initiatives comme le HackerLab1 ou le FORIMA, le Forum Innovation Made in Africa2 ainsi que sur la e-santé. Concernant le HackerLab1, un challenge sur la cybersécurité, il s'agit sans aucun doute d'une initiative qui donne un signal sur les orientations du cabinet PwC qui veut accentuer son combat en matière de cybersécurité.

«Avec de forts taux de développement de haut débit et de transferts d'argent sur mobile, le cybercrime se développe d'ailleurs de façon très rapide. 93% des dirigeants africains, estiment que les cyber menaces sont un obstacle majeur à leur confiance placée par leurs clientèles en leurs établissements», analyse un communiqué du PwC avant d'annoncer que «dans cette perspective PwC œuvre pour stimuler et accompagner les meilleures initiatives au service de la cybersécurité et de sa montée en compétence, notamment au Bénin qui a pour ambition de constituer une cyber-armée». Toujours dans le cadre de sa lutte contre les problèmes du secteur digital, PwC fait de la formation des talents locaux à la cybersécurité, son enjeu de demain. De plus, le cabinet poursuit son engagement sur la cybersécurité et «se positionne comme un acteur incontournable sur cet enjeu crucial», précise le communiqué rendu public cette semaine.

La formation des talents, une clé pour l'essor du continent

«L'épanouissement économique de l'Afrique s'appuie sur la formation de talents locaux. Il s'agit de recruter, former, fédérer les équipes et accompagner leur montée en compétences», explique Jean-Philippe Duval, lui-même. Ainsi pour le nouveau manager, la formation de jeunes africains est d'une importance capitale pour faire éclore le continent africain.

Dans cet ordre d'idées, PwC, en partenariat avec l'Africa Data Lab et l'UTT - Université de technologie de Troyes, parraine le premier Diplôme Universitaire «Big Data Engineer» en Afrique, annonce le communiqué de presse. Pour Duval, le cabinet doit miser sur la formation des talents locaux pour relever son défi d'agir en faveur de la diversité en Afrique, ce qui constitue l'objet du troisième axe majeur de ses priorités pour l'année 2022.

Pour mener à bien la transformation du cabinet en Afrique, Jean-Philippe Duval mise sur la croissance équilibrée des bureaux PwC en Afrique et l'accompagnement des équipes vers plus d'autonomie selon les valeurs du cabinet, la proximité avec les clients tant via le positionnement géographique de nos bureaux que par l'intégration de collaborateurs ancrés localement, une stratégie commune avec l'Afrique anglophone pour répondre aux grands enjeux régionaux, et œuvrer au développement économique de l'ensemble des territoires et la mobilité des équipes afin de créer des synergies renforcées entre les bureaux du réseau PwC. «Le digital est une source de croissance forte en Afrique. Il doit être un catalyseur et non un frein. Il faut casser les barrières vers l'émergence d'une économie du savoir et du numérique à forte valeur ajoutée. Nous relèverons cet enjeu grâce aux talents locaux. Cela fait partie de mes combats que de recruter des talents mais aussi de les former et de les faire monter en compétence afin qu'ils deviennent les managers de demain. Je relève le défi, l'esprit ouvert, sans idée préconçue», résume l'intéressé lui-même déjà très impliqué dans ses nouvelles fonctions à PwC.

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