Les visages qui incarnent MTN en Afrique

Impossible d’évoquer les grands groupes africains sans parler de MTN. Le géant télécoms sud-africain fait parti d’une infime catégorie de sociétés locales bien introduites en Afrique et au Moyen-Orient, dans 23 pays au total. Au 31 décembre 2016, le « groupe jaune » comptait 240,4 millions d’abonnés sur l’ensemble de ses activités. Bien qu’il ait connu un exercice difficile en raison notamment des amendes qui lui ont été infligées dans plusieurs pays, MTN poursuit le déploiement de sa stratégie de développement dans laquelle le positionnement de son équipe managériale reste clé. En première ligne, ces hommes qui défendent ses intérêts à la tête de ses différentes implantations africaines. Win Vanhelleputte, Ferdinand Moolman, Freddy Tchala, Philisiwe Sibiya, Godfrey Motsa, Djibril Ouattara, ..., qui sont-ils ?
Ristel Tchounand
(Crédits : DR)

Bien avant sa prise de fonction effective en mars 2017, le nouveau Président directeur général du Groupe MTN, le Sud-africain Rob Shuter, a eu le temps de prendre le pouls des activités du plus grand opérateur télécoms d'Afrique dans les 18 pays à travers le continent et cinq autres au Moyen-Orient où ce dernier est implanté. Une tâche certainement rendue moins ardue grâce à ses sherpas positionnés stratégiquement afin de répondre aux objectifs de leadership du fleuron sud-africain des télécoms.

Afrique du Sud : Motsa pour faire peau neuve

Le Sud-africain Godfrey Motsa est le nouveau CEO de MTN Afrique du Sud, en poste depuis mars 2017, où il a succédé à son compatriote Mteto Nyati. A 43 ans, Motsa fait partie des personnalités clés du groupe télécom dont il est vice-président Afrique australe et de l'Est depuis janvier 2017. Titulaire d'un MBA de l'Université de Thames Valley (Royaume-Uni), il a passé de nombreuses années chez Vodacom où il a occupé plusieurs postes de responsabilités, dont celui de CEO au Lesotho, en République démocratique du Congo (RDC) ou le poste de directeur des opérations régionales du groupe. D'ailleurs son départ lui a valu quelques embrouilles, lui qui était un élément important de l'équipe managériale de Vodacom, principal concurrent de MTN sur plusieurs marchés à travers le continent, et particulièrement en Afrique du Sud. Séduit par l'offre de MTN, Motsa a dû attendre six mois avant de conclure une collaboration légale. En février 2016 en effet, Vodacom s'était référé à la justice pour que ce manager respecte son préavis de six mois. L'opérateur avait également voulu lui imposer la restriction d'une période supplémentaire de six mois qui l'empêchait de s'engager dans une entreprise exerçant des activités similaires à Vodacom, tel que relevé dans son contrat. Certainement une façon de gagner du temps et empêcher une potentielle mise en œuvre de certains points de sa stratégie dont Motsa en détenait certainement les secrets ? En tout cas MTN aurait réussi à contourner cette dernière restriction en lui confiant en juin 2016 un rôle couvrant les pays d'Afrique australe et de l'Est excluant l'Afrique du Sud, évitant ainsi le chevauchement dans les pays où Vodacom est présent. C'est n'est janvier 2017 que le groupe jaune confiait de plein droit à Motsa le titre de vice-président.

Ouganda : un Belge gère

De nationalité belge, Win Vanhelleputte a déposé ses valises à Kampala en août 2016 pour prendre les rênes de MTN Ouganda. Titulaire d'une maitrise en physique nucléaire et solide de l'Université d'Etat de Gand (Belgique) et diplômé en gestion des centrales électriques de l'Université libre de Bruxelles, l'homme est un habitué des postes de directeur. Il rejoint MTN après avoir été notamment directeur général de Global Telecom Holding SAE au Tchad et CEO d'Imagine Partners Ouganda. En 2009, il se voit confier la direction générale de MTN Côte d'Ivoire. Ici, Vanhelleputte y laissera la marque de son passage. En six ans d'exercice, il aura réussi à faire passer cette filiale de simple société en un véritable opérateur offrant des services divers et leader sur le marché local de la téléphonie mobile. Il met une pause à sa collaboration avec MTN entre juillet 2016 et juillet 2017 pour diriger une unité commerciale de Bharti Airtel en charge du Gabon, du Congo Brazzaville, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de Madagascar et des Seychelles.

MTN

Le Belge soufflera dans quelques semaines sa première bougie à la tête de MTN Ouganda dont les activités vont relativement bon train, le nombre d'abonnés ayant augmenté de 18,1% en 2016 à 10,5 millions. Il travaille également à l'extension du réseau 4G pour un investissement de 114 millions de dollars et vient d'annoncer la signature d'un contrat pour la gestion locale du marketing et de la communication de l'opérateur de téléphonie mobile par TBW Ouganda, filiale du réseau publicitaire international TBWA Worldwide. En revanche, Vanhelleputte devra également gérer la délicate relation qui prévaut actuellement entre MTN et l'organisme de réglementation après l'amende de 5 milliards que lui a imposée la Commission des communications du pays pour avoir manqué à se conformer à la réglementation relative à l'utilisation des codes courts.

Rwanda : le Néerlandais Hofker accompagne le miracle rwandais

Du côté de Kigali, c'est le néerlandais Bart Hofker qui mène le bateau de MTN depuis novembre 2016. MTN l'a arraché à Vodafone Afrique du Sud où il n'a officié que pendant neuf fois en tant que Directeur marketing. Formé en sciences économiques à l'Université Eramus de Rotterdam (Master II) et en management et marketing stratégique à Havard Business School, il bénéficie d'abord d'une expérience de quatre ans en junior avant de rejoindre Czech Telecom en mai 1995 en tant que Directeur marketing. Trois ans plus tard, il intègre KPN Mobil en qualité de Directeur Business Line Mass Market. En septembre 2001, il met le cap sur le secteur de l'énergie en rejoignant la compagnie néerlandaise Nuon. Ici il chapeaute la direction du commerce. Mars 2008, un nouveau mouvement survient dans sa carrière. Pris chez Vodafone NL à Amsterdam en tant que Managing director of Consumer Division for Mobile and Fixed, il y signera sa plus longue expérience au sein d'une entreprise : plus de 9 ans.

Hofker

Après avoir fait ses preuves dans ces différentes entreprises, Bart Hofker a des dossiers délicats à gérer à Kigali, notamment l'amende de 8,5 millions de dollars collée à MTN Rwanda par l'Autorité de réglementation des services publics du pays (RURA) pour non-conformité à la directive réglementaire, ce qui l'empêchait d'inclure son opération dans le centre informatique qu'il organise en Ouganda. Le CEO vient d'annoncer que la filiale règlement elle-même la note. Une transaction qui devrait mettre à mal les bénéfices de l'entreprise qui était pourtant partie sur un bon trend pour 2017 avec une hausse de 3% de ses revenus au premier trimestre, par rapport à la même période l'an dernier.

Bénin : le «meilleur CEO» du groupe aux commandes

En poste depuis septembre 2015, le patron de la filiale de MTN, Stephen Blewett, est l'un de ceux dont le groupe jaune semble être le plus fier. Et pour cause, il a récemment été élu meilleur CEO de l'année 2016 du groupe MTN. Blewett est un pur produit de l'école sud-africaine. Diplômé en Commerce, sciences économiques, administration des affaires et marketing de l'Université du Netal, il débute sa carrière à Johannesburg chez Chep, le leader mondial des solutions de gestions de palettes et conteneurs. Le Business Unit Manager deviendra Field Manager un an plus tard chez Shell South Africa. Ici, il passera six ans entre les filiales sud-africaine et mozambicaine. En janvier 1999, il rejoint Vodacom à Cape Town en tant que Head of national chains. Deux ans plus tard, il prend la direction du marketing et des ventes de Mcel, le premier opérateur de téléphonie mobile au Mozambique. Entre janvier 2003 et février 2015, il sera successivement directeur général chez Altech Autopage Cellular, puis directeur Marketing et ventes chez Telkom Mobile et CEO chez 3D Consulting South Africa. En février 2015, il prend ses fonctions de Chief Commercial Officer chez l'opérateur télécoms namibien MTC. Mais il n'y passe que sept mois, son mandat ayant été écourté par la proposition de MTN pour la direction générale de sa filiale au Bénin.

Stephen Blewett

La qualité de son leadership désormais reconnue et acclamée de tous est toutefois mise à l'épreuve de la réglementation béninoise. En juin 2017, MTN Bénin est condamné par l'autorité de régulation des communications électroniques à une amende de plus de 492 millions de Fcfa pour mauvaise qualité de service persistante malgré les nombreux rappels à l'ordre du régulateur télécoms. La firme -qui couvre désormais 97,67% de la population- a jusqu'au 17 juillet pour passer à la caisse.

Nigéria : Moolman assume

Dans la capital économique et plus grande métropole du Nigéria, Lagos, c'est Ferdinand Moolman qui défend les intérêts de MTN sur un marché fort concurrentiel. Diplômé en Finance de l'Université de Pretoria et de l'Université d'Afrique du Sud, il connait bien la filiale nigériane du groupe télécoms sud-africain où il a officié entre 2001 et 2007 en tant que directeur général chargé des opérations financières. C'est après son passage chez MTN Irancell au poste de directeur financier qu'il s'est vu confier la direction générale de MTN Nigéria en décembre 2015. Depuis sa prise de fonction, le Sud-africain fait face à d'importants défis avec notamment la grosse amende de 1 milliard de dollars à laquelle a été condamnée la filiale en août 2015 par les autorités des communications du Nigéria pour n'avoir pas respecté l'ordre de désactiver dans un délai d'une semaine toutes les cartes SIM anonymes. Une affaire dont le groupe se souviendra puisque le décaissement de cette somme avait eu un effet négatif sur ses résultats, occasionnant une chute de 51% de son bénéfice par action. Certes le mandat de Moolman n'avait rien à voir avec cette affaire, mais la filiale en a subi les conséquences même au cours de l'exercice 2016.

Ghana : un fils du pays aux commandes, une première !

En neuf ans de présence sur le marché ghanéen, Ebenezer Asante est le premier Ghanéen nommé à la tête de la filiale locale de MTN. Depuis le 1er juillet 2015, il y est donc le relais du géant sud-africain qu'il rejoint en 2008 après avoir passé 13 ans chez Unilever où il a occupé plusieurs postes de responsabilité dont celui de directeur général d'Unilever Zambie. Chez MTN Ghana, il est d'abord responsable des ventes et de la distribution. Affecté pendant deux ans à Kigali pour prendre les rênes de la filiale rwandaises, il reviendra donc pour devenir CEO dans la filiale de son pays.

Ebenezer Ashante

Diplômé en sciences économiques et statistiques de l'Université du Ghana et en Management du Henley Management College (Royaume-Uni), il est reconnu comme un fin stratège en la matière. C'est d'ailleurs ce qui lui a valu la distinction de meilleur CEO du groupe MTN pour l'année 2016. Au Ghana, l'opérateur n'a pas vraiment de quoi se plaindre. Il reste leader avec près de 50% de parts de marché avec 19 millions d'abonnés. Et Asante conduit actuellement un projet d'investissement de 143 millions de dollars pour la modernisation et l'extension du réseau de téléphonie mobile de MTN Ghana.

Côte d'Ivoire : Le Camerounais Freddy Tchala s'illustre

A Abidjan, c'est Freddy Tchala défend les couleurs de MTN depuis juin 2015. Sur un marché national où le groupe télécoms sud-africain discute le gâteau avec le géant français Orange, le Camerounais travaille d'arrache-pied pour porter plus haut la performance de l'opérateur. Il vient d'ailleurs d'annoncer le franchissement de la barre des 11 millions d'abonnés par MTN Côte d'Ivoire. Une prouesse sur un marché où la concurrence avec son homologue français reste sévère. Titulaire d'un master en management et sciences économiques de l'Université catholique d'Afrique centrale, d'un master en administration des affaires de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et d'un MBA en sciences sociales et management de l'IAE de Paris, Freddy Tchala est un manager de carrière. Il débute chez British American Tobacco en 1999 en tant que Brand Manager, avant de faire son entrée chez MTN en septembre 2002. Il est alors Trade Marketing Manager.

MTN

Après avoir gravi les échelons au point de devenir, entre 2005 et 2008, directeur marketing, il se verra confier la direction générale de MTN en Guinée, puis au Congo. Et le travail acharné qu'il a livré en auprès de la filiale congolaise lui a valu en octobre 2015 -alors qu'il officiait déjà à Abidjan, lui a valu la distinction de meilleur manager télécoms de l'année 2015. Fidèle à philosophie du groupe qui consiste à mettre l'accent sur la satisfaction client, c'est lui qui a conduit le récent partenariat de MTN Côte d'Ivoire avec la compagnie aérienne Emirates visant à récompenser la fidélité de ses clients par des voyages à tarifs préférentiels.

Cameroun : une femme aux commandes, une première chez MTN !

Si la nomination de Philisiwe Sibiya à la tête de MTN Cameroun a été si retentissante en avril 2015, c'est parce qu'elle est la première femme à diriger une filiale de MTN. D'ailleurs, ce que l'on peut reprocher à ce géant des télécoms qui s'impose sur le continent depuis plus de 20 ans, c'est bien la faible présence de femmes parmi ses sherpas. Mais là n'est pas le fait en ce qui concerne cette Sud-africaine qui compte une douzaine d'années de collaboration avec le géant des Télécoms. D'abord cadre aux finances du Groupe entre mars 2005 et août 2013, elle devient CFO de MTN Afrique du Sud en août 2013 avant de prendre la direction générale de la filiale camerounaise.

Sibiya

Dès sa prise de fonction, elle n'a cessé de démontrer une volonté de faire évoluer technologiquement l'offre de l'opérateur sud-africain dans ce pays du Centre du continent. C'est ainsi qu'elle a annoncé lundi 12 juin, le lancement du retrait d'argent sans carte bancaire dans les distributeurs automatiques de la filiale camerounaise de Société Générale. Elle a également fait de l'extension de la 3G un de ses chevaux de bataille. Et ceux qui la connaissent lui font totalement confiance pour mettre tout en œuvre pour atteindre ses objectifs. « Philisiwe est quelqu'un qui sait résoudre les problèmes avec créativité. Pétrie de nombreuses compétences, elle sait communiquer clairement ses idées, achève ce qu'elle commence, sait gérer la responsabilité et a le contact facile avec les gens », témoigne Desmond Fonyuy, ingénieur, qui a travaillé avec la DG de MTN Cameroon dans le cadre d'un contrat B2B.

Guinée : un autre Camerounais «disruptif»

A Conakry, Ayuk Richard Etah officie en qualité de CEO depuis mai 2016. Un homme au parcours un peu atypique. Ayant débuté en 1990 en tant que professeur de mathématiques, rien, naturellement, ne le destinait à une carrière en entreprise. Après y avoir goûté en dirigeant une petite entreprise entre 1996 et 2000, Etah s'inscrit à la London School of Accountancy et obtient son certificat en 2004. Plus tard, il ajoutera à son Curriculum Vitae un master en Administration des affaires de l'Oxford Brookes University, puis un diplôme en création d'entreprises dans les marchés émergents de Harvard Business. Il a rejoint MTN Cameroun en novembre 2006 en tant que responsable financier. En septembre 2015, le groupe télécoms sud-africain l'affecte auprès de sa filiale guinéenne au poste de directeur financier avant de lui confier la direction générale en mai 2016. Ses maîtres mots depuis lors, «démocratiser » la télécommunication dans le pays et « révolutionner», le secteur de la téléphonie mobile. Aujourd'hui, MTN Guinée possède une part de marché estimée à 44,5%.

Congo : un Ivoirien maintient la dynamique

Diplômé de l'Ecole nationale supérieure des ingénieurs d'Abidjan (INSET), de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne en management et stratégie d'entreprises et titulaire d'un MBA du Massachusetts Institute of Technology- Sloan School of Management, Djibril Ouattara est l'homme de MTN au Congo depuis septembre 2015. Après près de 15 ans de postes de responsabilité à la Sodeci (Société de distribution d'eau de la Côte d'Ivoire), il fait son entrée chez Atlantique Telecom CI en août 2005. D'abord Business Development Operation Manager, puis CTO, il est affecté auprès de la filiale togolaise en tant que directeur général, un poste qu'il occupera pendant près de six ans, entre mai 2009 et octobre 2014. Le mois suivant, il retourne à Abidjan pour prendre les commandes de Canal+ Côte d'Ivoire.

Djibril Ouattara

Huit mois plus tard, il accepte la proposition de MTN pour diriger sa filiale au Congo et embarque pour Brazzaville où, depuis un an et dix mois, il mène les activités du géant sud-africain des télécoms. La coupure en juin dernier de la fibre optique dans tout le pays est quelque peu venue empiéter sur son action, car cela a occasionné des pertes de 256,430 millions de Fcfa. Djibril Ouattara n'a pas faibli pour autant dans la mobilisation de tout le personnel pour le programme «21 Days of Y'ello Care 2017», du 1er au 21 juin, qui a consisté en la réhabilitation d'un bâtiment abandonné de trois salles de classe, la construction d'un mur de clôture de 120 m de long ainsi que d'un nouveau bâtiment de trois salles de classe modernes.

Soudan : Malik Melamu perpétue les efforts

A Khartoum, Malik Melamu a célébré sa première année à la tête de MTN Soudan en avril dernier. Auparavant, il dirigeait la filiale du groupe au Bénin, un habitué des missions à l'international. En effet, cet avocat de formation diplômé de l'Université du Botswana a travaillé entre 2005 et 2013 pour Vodacom en Tanzanie et en RDC en tant que directeur de l'éthique et de la conformité, au Lesotho en qualité de directeur général et en Afrique du Sud en qualité de directeur administratif.

Soudan du Sud : un nouveau CEO à venir

Lorsque le Soudan du Sud acquiert son indépendance le 9 juillet 2011, MTN fait partie des premières entreprises bien implantées au Soudan qui étendent rapidement leurs activités dans la nouvelle république et ce, la même année. En février 2013, alors que le groupe déploie sa stratégie de développement, elle dépêche à Djouba l'Ougandais Philip Besiimire, un marketeur de formation qui officie dans les rangs du géant sud-africain des télécoms depuis maintenant dix ans. En juin dernier, il a été promu à d'autres fonctions au siège du groupe en Afrique du Sud. Depuis lors, le nouveau CEO de MTN Soudan du Sud n'a pas encore désigné.

Swaziland : un fils du pays à la manœuvre

Le Swazi Ambrose Dlamini occupe le bureau du CEO de la filiale de MTN dans son pays depuis août 2010. Désigné meilleur CEO de l'année 2016 par le Swaziland Institute People management, il fait également la fierté du groupe jaune. Diplômé en Administration des affaires de l'Université du Swaziland et titulaire d'un MBA en Commerce de l'université de Hampton (USA), il débute sa carrière en 1992 chez Swaziland Development and Savings Bank. Cinq ans plus tard, il s'engage dans la mobilité professionnelle et rejoint Absa à Johannesburg en tant que Franchise finance manager. Il passe chez la Standard Bank South Africa, puis rejoint NedBank Swaziland. Il y passera un peu plus de dix ans et finira au poste de directeur général, avant d'être repéré par MTN qui est implanté dans ce petit royaume d'Afrique australe depuis 19 ans.

Zambie : le Sud-africain Molapisi lorgne la bourse de Lusaka

En octobre prochain, Charles Molapisi soufflera deuxième bougie à la tête de MTN Zambie. Pour lui, ce n'était qu'une consécration, puisqu'il faisait déjà partie des rangs de groupe télécom sud-africain. Depuis 2012, il était directeur des systèmes d'information chez MTN Nigeria, après avoir géré pendant trois ans IT Infrastructure. Toutefois il est arrivé cher MTN avec une solide expérience de sept ans obtenue chez Telcom South Africa. Dès son arrivée à la tête de MTN Zambie, Molapisi a fait de la satisfaction client sa priorité. Il a lancé une formation visant à outiller les agents clientèle à la modération des commentaires (négatifs comme positifs) des abonnés. Il conduit également depuis 2016 le déploiement de la fibre optique à travers le pays qui a nécessité un investissement de 15 millions de dollars. En outre, il n'a toujours pas abandonné le projet d'introduction de MTN Zambie à la Lusaka Stock Exchange, le marché boursier local, porté depuis sa prise de fonction.

Liberia : le Nigérian Osho pousse les pions de MTN

Depuis la fin de l'épidémie d'Ebola, l'économie libérienne tente tant bien que mal de renaître de ses cendres. Sur le marché de la téléphonie mobile, les grands opérateurs du continent à savoir Orange et MTN y livrent bataille. Du côté du géant sud-africain, c'est le Nigérian Babatunde Osho qui avance les pions de Lonestar Cell MTN. Auparavant, il a travaillé au sein de la filiale nigériane, occupant plusieurs postes de responsabilité, notamment celui de Directeur en charge des solutions entreprises. Depuis l'année dernière, il conduit un plan de développement de MTN Liberia qui l'a conduit à la mise à jour du service Mobile money permettant aux Libériens de transférer de l'argent autant en dollars américains que libériens.

Guinée Bissau : un autre Sud-africain reçoit sa consécration

En Guinée-Bissau, le Sud-africain Freddie Mokoena assure les fonctions de CEO depuis maintenant quatre ans. Pour lui, c'est une consécration, puisqu'il travaille avec le groupe télécoms panafricain depuis plusieurs années et a notamment servi en tant que directeur marketing et ventes chez MTN Zambie entre 2005 et 2009.

Botswana : Jose Vieira Couceiro, via Mascom

Au Botswana, MTN agit au travers de Mascom, leader local du marché de la téléphonie mobile dont il a acquis 44% de parts indirectes en 2008. Aux commandes de cette entreprise d'envergure : Jose Vieira Couceiro. C'est lui qui a d'ailleurs conduit quelques mois avant cette procédure d'acquisition un partenariat entre Mascom et MTN pour le roaming service au bénéfice de leurs abonnés pour les communications entre le Botswana et l'Afrique du Sud.

Les CEO MTN au Moyen-Orient

Assurément, MTN est l'un des rares groupes panafricains autant ancrés au Moyen-Orient. Présent dans cinq pays de la région, le géant sud-africain des télécoms y déploie sans cesse sa stratégie de conquête. A la tête de ses cinq filiales (de gauche à droite) :

MTN Moyen-Orient

Afghanistan : Hassan Jaber / Chypre : Philip Van Dalsen / Iran : Alireza Ghalambor Dezfouli  / Syrie : Ismail Jaroudi  / Yémen : Ziad Sabah.

Ristel Tchounand
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