[Trophées ODI – spécial résilience en Afrique] L’engagement pour le développement durable

[Article partenaire] A l'occasion de la 12e édition de l'Observatoire du Développement International (ODI), BearingPoint et ses partenaires La Tribune Afrique, HEC Paris, et le CIAN ont remis les Trophées du Développement International récompensant les entreprises françaises les plus résilientes dans leur développement en Afrique malgré la pandémie de Covid-19. Ces Trophées ont été décernés par un jury prestigieux rassemblant des dirigeants du secteur privé comme du secteur public.
(Crédits : BearingPoint)

Des candidatures variées au Trophée du Développement Durable

Le Trophée du Développement Durable a rassemblé des candidatures au sein de secteurs d'activité variées (agriculture, énergies renouvelables, industrie, biotechnologie). Parmi elles, BearingPoint a retenu quatre candidats finalistes.

Le premier projet est celui d'Air Liquide en Afrique du Sud. L'entreprise vient d'acquérir le site de production Sasol avec une double ambition : développer son activité cœur de métier, produire de l'oxygène industriel de façon plus responsable avec pour objectif de réduire ses émissions de CO2 provenant de la production d'oxygène de 30% à 40% dans les dix prochaines années. De façon collatérale, Air Liquide contribue à l'économie locale au travers d'investissements, de projets de modernisation industrielle et via la création d'emplois. Enfin, dans un contexte de pandémie où l'oxygène médical est devenu une ressource rare, Air Liquide s'engage à rendre accessible les surplus d'oxygène aux clients dans les secteurs de soins médicaux publics.

Le deuxième candidat du Trophée du Développement Durable est Edenred, qui propose une solution de paiement par carte sécurisée à destination des agriculteurs nigériens, leur garantissant l'accès à des intrants agricoles subventionnés pour favoriser l'autosuffisance alimentaire. Ce projet s'inscrit dans la stratégie de modernisation des réformes agricoles initiées par le gouvernement nigérien avec pour principaux enjeux : l'émergence de filières agricoles locales, une optimisation de la productivité des cultures vivrières, la promotion de la transparence financière et le renforcement des institutions notamment via une politique forte de renforcement des capacités. Ce projet connaît un vif succès au Niger et est déjà en place dans 4 pays africains.

Le troisième candidat Eranove, entreprise de production d'eau et d'électricité, qui, en partenariat avec le Fonds Gabonais d'Investissements Stratégiques (FGIS), a co-développé le projet de centrale hydroélectrique de Dibwangui au Gabon. Cela s'inscrit dans la stratégie de réduction de gaz à effet de serre de l'Etat gabonais qui amorce une transition énergétique tournée majoritairement vers l'énergie hydroélectrique. La centrale de Dibwangui émettra, à terme, entre 20 et 40 fois moins qu'une centrale thermique de production équivalente et plus de 10 fois moins que le mix énergétique gabonais actuelle. Surtout, la centrale permettra de réélectrifier les villages entre Dibwangui et Makongonio et ainsi de revitaliser économiquement cette région de 23 000 habitants.

Enfin, le dernier candidat est Veolia, qui propose un service de réutilisation des eaux pour l'arrosage des espaces verts dans le Nord du Maroc. Deux stations de traitement ont été aménagées pour effectuer les traitements nécessaires permettant d'atteindre la qualité d'eau requise pour la réutilisation. L'objectif est de sécuriser l'approvisionnement en eau des villes de Tanger et Tétouan en préservant les ressources dédiées à l'eau potable et de transformer un déchet, les eaux usées, en ressource, afin d'arroser les espaces verts de ces villes. Le projet permet également d'alléger les factures des municipalités, l'eau traitée réutilisée pour arroser les espaces verts étant moins coûteuse que l'eau potable.

Le lauréat est Véolia qui répond à une forte demande locale en eau estimée à 5 à 6 millions de m3 pour seulement deux villes alors que l'offre n'est actuellement que de 1,5 million. Le projet a un réel potentiel de développement et la réutilisation des eaux usées pourrait également concerner d'autres usages, comme l'irrigation agricole, pour lesquels les besoins sont encore plus vastes mais qui nécessite une évolution de la réglementation.

(*), (**) Jean-Michel Huet et Estelle Blaineau, BearingPoint

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