« Agripreneur à Zéro Franc », le nouveau concept de la BAD pour l’entrepreneuriat

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(Crédits : Pixabay)
La Banque africaine de développement (BAD) a lancé un nouveau concept de formation à l’entrepreneuriat baptisé « Agripreneur à Zéro Franc ». Destinée aux jeunes du continent, le projet vise à contribuer à la sécurité alimentaire via l’entrepreneuriat agricole.

« Agripreneur à Zéro Franc », c'est le nouveau concept lancé hier, mardi 20 décembre à Abidjan, par la Banque africaine de développement, selon le communiqué de l'institution financière régionale. Par-là, il faut comprendre agriculture et entrepreneuriat. Le concept vise en effet à faire des jeunes africains bénéficiaires de ce programme des entrepreneurs agricole à succès.

Le projet pilote concernera 300 jeunes issus de trois pays, la Côte d'Ivoire, le Liberia et Madagascar. Les lauréats recevront un certificat et bénéficieront d'un suivi technique et d'un coaching pendant six mois pour le démarrage de leurs entreprises. La première vague de 100 a débuté sa formation hier dans la capitale ivoirienne, laquelle est dispensée par la Fondation africaine pour l'entrepreneuriat et le développement économique (FAFEDE) jusqu'au 23 décembre. L'objectif pour la BAD est de former les jeunes techniquement afin de rehausser les chances de réussite de leurs investissements dans le secteur de l'agriculture et l'agribusiness.

« Nous pensons, avec l'ensemble de nos partenaires ici présents, que l'entrepreneuriat agricole est un puissant moyen qui permettra aux jeunes africains de nourrir le continent et de favoriser son développement », a déclaré Désiré Assipo, directeur Général de la FAFEDE.

Favoriser la sécurité alimentaire du continent

Le projet « Agripreneur à Zéro Franc » rentre dans le cadre de la stratégie pour l'emploi des jeunes en Afrique (SEJA) de la BAD lancée en mai 2016 pour l'horizon 2025 et qui repose sur trois piliers à savoir l'intégration, l'innovation et l'investissement avec comme articulation commune l'entrepreneuriat.

Le concept est également lié à la stratégie « Nourrir l'Afrique » de la BAD qui ambitionne de transformer l'agriculture du continent afin de renforcer la sécurité alimentaire sur la période 2016-2025.

Pour l'instant, les entrepreneurs africains qui se lancent dans le secteur agricole sont généralement confrontés à des difficultés de paiement. La BAD espère que son nouveau programme leur permettra de concrétiser leurs projets.

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Commentaires
a écrit le 03/12/2017 à 14:46 :
Il était temps ,que l informations soit soufisament vulgarisée afin que le plus grand nombre de personne soit informer ,et créé d'autres conditions plus basique pour le commun de mortels
a écrit le 29/06/2017 à 11:10 :
C'est une excellente initiative. Après la phase pilote, il est souhaitable que le programme soit étendu à tous les pays qui manifestent leur intérêt pour le programme. Seul l'entreprenariat dans le secteur agricole peut garantir le développement durable de l'Afrique, or les gouvernements africains n'arrivent toujours pas à mobiliser les 10% de leur budget pour le secteur agricole conformément à leur accord de Maputo.
a écrit le 06/01/2017 à 18:28 :
C'est une bonne initiative de la banque africaine. L'employabilité de la jeunesse est un problème crucial pour les États africains. Dans mon pays, le Pr Abdoulaye Niang avait un projet semblable , mais a été buté aux problèmes de financement. Vivement la prochaine fois au Mali.
a écrit le 31/12/2016 à 16:25 :
En fait l'idée est bonne et n'est pas nouvelle au Niger ! je me rappelle qu'en 1995 si ma mémoire est bonne aussi, le ministère de la jeunesse avait initié un projet "retour des jeunes à la terre et à la production".
Seulement, les autorités politiques nigériennes pensent qu'au Ministère de la Jeunesse il n'ya pas de cadres professionnels qui proposent des politiques publiques pertinents de promotion des jeunes. Et pourtant, la jeunesse rurale, principale actrice de la production agricole avec grand A, est obligée de s'adonner à cet exode qui constitue sa stratégie de survie depuis la nuit des temps.
aujourd'hui encore, le Programme de Renaissance 1 a prévu de développer cette stratégie dite de 3N, simplement normal majestueusement mal conçu par des chercheurs de prébendes et le Président de la République est (c'est moi qui pense à sa place) resté sur sa faim et le Niger aussi.
Ces 3N devaient enrichir ce qu'à pu mettre en place le régime de Tanja en y ajoutant cette dimension entrepreneuriale avec des entreprises agricoles normes dont la promotion devait reposer sur les étudiants en Agro et les élèves des centres de formation professionnelle et technique. Mais voilà le résultat est là avec un vaste espace de maraichage traditionnel imposé même souvent dans le "ZIGUI" où l'accès à l'eau de boisson constitue le principal calvaire des femmes notamment les jeunes filles. avec de l'engrais à outrance et des charges récurrentes inévitables des ressources énormes ont été utilisées sans produire une visibilité du slogan.
Bon arrivée et bon vent à cette idée au Niger !
a écrit le 22/12/2016 à 14:32 :
C est une bonne initiative de la part de la BAD qui pense aux entrepreneurs . Mais ce genre d infos ne sont pas su de tous . C est dommage nous sommes tellement nombreux a vouloir entreprendre ! On voudrait avoir notre chance !
a écrit le 22/12/2016 à 11:37 :
Favoriser la "sécurité alimentaire" avec Bayer-Monsanto donc. Parce que pour moi sécurité alimentaire voudrait dire que l'on peut manger sans risque. BAD lui va très bien.

Pauvre Afrique, terre de fléaux...

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