Organisation mondiale du commerce : Ngozi Okonjo Iweala active ses réseaux

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Ngozi Okonjo Iweala, en lice pour la direction générale de l'OMC, obtient le soutien d'Aliko Dangote.
Ngozi Okonjo Iweala, en lice pour la direction générale de l'OMC, obtient le soutien d'Aliko Dangote. (Crédits : DR)
L'ex-ministre nigériane des Finances et ex-directrice générale de la Banque mondiale bat activement campagne pour défendre sa candidature à la direction générale de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Les soutiens se multiplient aussi bien dans les cercles politiques que dans les milieux d'affaires.

Aliko Dangote déclare ce mardi 1er septembre son soutien à Ngozi Okonjo Iweala, en lice pour la direction générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). « En ces temps difficiles, l'OMC a besoin des compétences certaines et de l'expérience éprouvée du Dr Ngozi Okonjo Iweala pour diriger l'organisation à travers les obstacles identifiés et renforcer sa position de principal facilitateur du commerce international », déclare l'homme le plus riche d'Afrique, appelant tout le monde à la soutenir.

A Genève, au siège de l'OMC, le poste du directeur général de l'OMC est vacant. Le Brésilien Roberto Azevedo, qui a récemment annoncé son départ anticipé, est parti hier, pour déposer ses valises chez PepsiCo en qualité de Chief Corporate Affairs Officer.

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Après l'épreuve du grand oral en juillet dernier, les huit candidats à la direction de l'OMC battent leurs dernières cartes. Parmi les trois candidats africains dont la Kényane Amina Mohamed et l'Egyptien Hamid Mamdou, Okonjo Iweala est celle qui médiatise le plus sa campagne. Le soutien affiché et assumé d'Aliko Dangote marque un signal fort notamment dans les milieux d'affaires où l'ex-directrice générale de la Banque mondiale et ancienne ministre nigériane des Finances jouit d'une certaine influence.

Si elle n'a pas pu s'arracher, comme tant souhaité, le soutien officiel de l'Union africaine -dont elle est l'un des envoyés spéciaux dans le cadre de task force anti-Covid mise en place en avril dernier et coordonnée par l'homme d'affaires Franco-ivoirien Tidjane Thiam, la conseillère économique du président Cyril Ramaphosa peut compter sur l'appui de la CEDEAO et plusieurs autres pays du Continent.

Dans son pays, le Nigeria où elle se plaignait récemment d'une éventuelle campagne de sabotage, celle qui est actuellement présidente du conseil d'administration du Gavi (l'Alliance pour le vaccin, une organisation financée par Bill Gates) et administrateur de Twitter peut compter non seulement sur une partie de la classe politique nigériane -dont l'Etat nigérian-, mais aussi sur ses multiples connexions à travers le monde. Elle a notamment le soutien de l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, mais aussi d'anciens et actuels membres du gouvernement en Australie...

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Depuis le début de cette course à la direction générale de l'OMC que l'Afrique tient à remporter cette fois, plusieurs analystes ont souligner la nécessité pour le continent d'y aller d'une seule voix. Mais les différents candidats ne l'ont pas entendu de cette oreille. Par ailleurs, le défi auquel sera confronté un patron africain de l'OMC serait de porter davantage la vision commerciale du continent à l'échelle mondiale, ce qui ne semble pas garanti, au regard des frictions entre puissances mondiales -notamment les Etats-Unis et la Chine-, auxquelles l'institution est en proie.

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