Tunisie : le taux de chômage se stabilise à 15,3% au troisième trimestre 2017

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(Crédits : DR.)
Le taux de chômage en Tunisie n'a connu d'augmentation au troisième trimestre 2017 par rapport au second trimestre. Il s'est maintenu à 15,3%, a annoncé l'Institut national de la statistique de Tunisie. Ce taux correspond à un total de 628.600 chômeurs correspondant à 12,3% chez les garçons et 22,8% chez les filles.

Le taux de chômage a cessé de grimper en Tunisie entre juillet à septembre 2017 et reste considérable. D'après les données rendues publiques par l'Institut national de statistique (INS), ce taux s'est arrêté durant le troisième trimestre de cette année à 15,3% avec 628.600 chômeurs parmi la population active du pays, soit le même taux que celui du deuxième trimestre de l'année en cours. Ce taux réparti selon le genre fait 12,3% chez les garçons et 22,8% chez les filles et représente au cours de la période ciblée 270.600 chômeurs diplômés de l'enseignement supérieur contre 250.600 chômeurs-diplômés durant le 2ème trimestre. A cet égard, l'INS précise que le taux de chômage auprès des diplômés de l'enseignement supérieur s'élève à 30,6% et 30,3% respectivement durant les 3ème et 2ème trimestres de l'année en cours.

En Tunisie, la population active a atteint 4.100.800 citoyens dont 2.929.400 hommes et 1.181.400 femmes, ce qui représente respectivement 71,2% et 28,8% du total de cette population active. L'INS en déduit que la population active ayant un travail est de 3.472.200 Tunisiens dont 912.000 femmes. Elle est répartie dans plusieurs secteurs d'activités, dont les services qui détiennent 52,3%, suivis par les industries manufacturières qui sont pour 18,3%, le secteur non-manufacturier qui détiennent 15,2% et enfin l'agriculture et pêche qui prennent 14,3%. Pour l'INS, il faut remarquer qu'il y a une progression à ce niveau. Il s'agit d'une croissance par rapport au second trimestre d'environ 14.100 travailleurs supplémentaires. Même si le taux n'a pas bougé, il reste tout de même élevé.

« La faiblesse de la croissance, la persistance d'importants déséquilibres macroéconomiques en matière de gestion des finances publiques et le retard pris dans la mise en œuvre concrète des réformes structurelles stratégiques (réforme fiscale, réforme de la fonction publique, réforme du marché du travail, réforme des entreprises publiques, notamment) n'auront pas permis en 2016 de répondre au principal défi auquel la Tunisie fait face depuis 2011 consistant dans la persistance d'un chômage structurel élevé », constatait l'INS dans son rapport sur les Perspectives économique africaines 2017.

La croissance rebondit malgré le taux de chômage élevé

D'après les experts, malgré ce taux de chômage élevé, la croissance économique de la Tunisie devrait rebondir cette année et l'année prochaine. Pour la Banque africaine de développement (BAD), ceci est justifié par « l'accélération escomptée de l'investissement, liée au démarrage des grands projets prévus dans le Plan de développement stratégique (PDS) 2016-20 », mais aussi par l'accélération du rythme de mise en œuvre des réformes structurelles notamment celle relative à la réforme de la fonction publique dans le cadre du programme mis en œuvre par le Fonds monétaire international (FMI) avec l'appui des partenaires au développement.

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