Egypte : le gouvernement revoit à la baisse le montant des subventions de carburants

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement égyptien vient de proposer un projet de loi visant une baisse à 5,15 milliards de dollars au cours de l'exercice 2018-2019 sur les subventions de carburants, soit 2,16 milliards de dollars de moins que l’année dernière. Cette nouvelle décision vient confirmer la stratégie entamée par l'Exécutif pour se conformer aux exigences du FMI et pour redémarrer l'économie. Les premiers effets positifs de ces réformes se font déjà ressentir.

Baisse drastique des subventions de carburants en Egypte. Le budget qui leur était alloué jusque-là est passé à 5,15 milliards de dollars pour l'exercice 2018-2019 (clos en juin dernier), contre 7,31 milliards de dollars un an auparavant. Une information révélée par ce lundi par le ministère du Pétrole et relayée par Reuters. En juin 2018, le gouvernement avait procédé à une hausse de 50% sur les prix des carburants. Une décision engagée dans le cadre d'un programme de réformes économiques soutenu par le FMI. En juillet dernier, les prix allaient être encore une fois relevés de 30%.

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Aujourd'hui, le pays se remet de la crise économique survenue au lendemain de la révolution de 2011, en bénéficiant notamment de l'appui du FMI qui impose ses conditions. En novembre 2016, l'Egypte avait obtenu un plan de soutien de 12 milliards de dollars de l'institution du Bretton Woods qui considère ces mesures comme un moyen de pousser les Égyptiens à une utilisation plus rationnelle de l'énergie, mais aussi de permettre des investissements dans les secteurs stratégiques, notamment l'éducation et la santé. Les réformes imposées par le FMI ont également favorisé la dévaluation de la livre qui a perdu près de 50% de sa valeur par rapport au dollar depuis 2016.

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Cette série de mesures a eu une double conséquence : la réduction du pouvoir d'achat, puis une montée de la grogne populaire. Face à cette situation, le président Abdel Fattah al-Sissi décide en avril dernier l'augmentation du salaire minimum de 66 à 110 dollars.

La reprise, après des années d'austérité

A partir de 2017, les indicateurs économiques vont révéler une reprise avec la croissance à un taux de 5,3%, alors que l'on s'attend à un 6% en 2018-2019, puis 8% d'ici trois ans. Une performance qui a permis la création d'environ 4 millions d'emplois. Grâce aux transferts de la diaspora, aux IDE et à la hausse des exportations portées par la dévaluation de la livre, l'Egypte a finalement réussi à rééquilibrer la balance des paiements. Les réserves de changes sont quant à elles passées de 14 milliards de dollars en 2014 à 44 milliards en 2019.

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