Sommet de Lomé : suivez le fil des faits marquants

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(Crédits : Reuters)
Lomé, la capitale du Togo, reçoit depuis lundi 10 octobre, le Sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritimes et les événements affiliés. Qualifié de "sommet de l'urgence", la conférence de Lomé ambitionne de doter les 54 pays de l'Afrique d'un instrument juridique qui devrait lui permettre de lutter efficacement contre les dangers qui guettent les littoraux du continent. Chronologie

Samedi 15 Octobre: L'Afrique est désormais dotée d'une charte sur la sécurité maritime

C'est une première! Les chefs d'Etat africains ou leurs représentants ont signé et adopté, lors de la séance plénière à Lomé, la Charte de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes. Sur les 54 pays du continent, 44 ont été représentés dont la présence de 18 chefs d'Etat du continent.

Le texte final adopté par les chefs d'Etat africains a d'abord été au centre des discussions de quelques 240 experts issus de plusieurs pays qui sont penchés, lors des side-events précédant la plénière. Il a ensuite été passé au crible par les membres du comité des représentants permanents de l'Union africaine (COREP) avant d'être affiné par les ministères des Affaires étrangères de l'Union africaine.

Dans le détail, le texte, contraignant pour les Etats signataires, devrait permettre de protéger les 13 millions de kilomètres carrés de zones économiques, les plus de 90 ports des 38 Etats côtiers. Les dangers auxquels font face ces pays ont pour nom, la piraterie, la criminalité transnationale organisée ( trafics d'armes et de drogues, traite d'êtres humains...), la pêche illégale non déclarée non réglementée (INN). Les défis concernent aussi la protection de l'environnement et l'exploitation des ressources naturelles issues de la mer et des océans.

Vendredi 14 octobre: Les chefs d'Etat arrivent à partir d'aujourd'hui

Le ballet des chefs d'Etat devrait s'ouvrir ce vendredi en début d'après-midi. Une vingtaine de chefs d'Etat africains est attendue à Lomé en prévision de la séance plénière du sommet extraordinaire de l'Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes. C'est lors de cette rencontre au sommet que les chefs d'Etats devraient se pencher sur les thématiques liées à la sécurisation des littoraux du continent. Mais l'événement le plus attendu reste de savoir si les présidents africains vont adopter la mouture finale de la charte africaine sur la sécurité et la sûreté. Une mouture déjà passée à la loupe par les membres du comité des représentants permanents de l'Union africaine (COREP), les ministres des Affaires étrangères des pays africains. A noter que les deux instances ont validé le texte après plusieurs modifications.

Jeudi 13 octobre: Le conseil exécutif de l'UA adopte le projet de charte

Après les membres du comité des représentants permanents de l'Union africaine (COREP), les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union africaine ont à leur tour validé, le projet de la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes.

"C'est un document important pour la sécurité, la sûreté et le développement. 90% des échanges en Afrique s'effectuent par la mer, en import comme export. C'est donc un défi important", a commenté Moussa Faki Mahamat, le président du Conseil exécutif de l'UA, tout de suite après l'adoption.

Les chefs de la diplomatie africaine ont quand même affiné le texte notamment en y apportant des modifications sur le nom final, la forme dans l'édition des articles... le texte devrait être transmis aux chefs d'Etats africains qui devront plancher sur le texte, samedi 15 octobre lors de la séance plénière.

Mardi 11 octobre : Débuts des tractations pour la Charte de Lomé

Les membres du comité des représentants permanents de l'Union africaine (COREP) ont entamé des discussions aux termes desquelles, ils ont adopté le projet de  Charte africaine sur la sécurité maritime. Les membres de la COREP qui se sont penchés sur les grandes lignes de cette charte, ouvrent le bal des discussions sur ce texte législatif destiné à doter l'Afrique d'un instrument pour lutter contre l'insécurité en mer et sur la terre ferme.

Actes de piraterie dans la Corne de l'Afrique et le Golfe de Guinée, surexploitation des ressources halieutiques et marines, pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN), criminalité transnationale organisée, migrations, préservation de l'environnement... Autant de menaces qui installent l'insécurité sur les 30.000 km2 de côtes, les 90 ports des 38 pays africains côtiers.

Tout l'enjeu du sommet de Lomé est d'apporter des solutions pour sécuriser le littoral africain. Au sommet de Yaoundé consacré à la même thématique en 2013, les pays africains avaient mis en place le Centre régional de sécurité maritime de l'Afrique de l'Ouest (Cresmao) à Abidjan et le Centre régional de la sécurité maritime de l'Afrique centrale (Cresmac) à Pointe-Noire, dans la lutte contre la piraterie, sans effet.

 A Lomé, les 54 pays du continent veulent se doter d'une législation pour sévir contre l'insécurité qui devrait prendre le nom de Charte de Lomé sur la sécurité maritime.

Lundi 10 octobre : Lancement des side-events à Lomé

Le sommet de Lomé sur la sécurité maritime en Afrique, ce n'est pas seulement la plénière et les photos de famille de chefs d'Etat. Le premier ministre togolais, Komi Selom Klassou, a coupé symboliquement, ce lundi 10 octobre 2016 à Lomé, le ruban du village des partenaires. Un geste qui a lancé les side-events, petites rencontres qui précède l'ouverture de ce sommet qui s'ouvre le 15 octobre prochain.

Pendant 4 jours, ces side-events réuniront sur un site de 3000 mètres carrés, quelques 49 exposants et près de 240 experts issus du Togo (pays hôte du sommet) et de l'étrangers. Ces participants échangeront en amont sur les thématiques du sommet.

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