Sénégal  : intensification de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement sénégalais s'engage à renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le dispositif est en cours d'évaluation par le Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). Les autorités promettent déjà la prise en compte et la mise en œuvre des résultats qui seront issus de cette évaluation.

Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme restent des phénomènes très préoccupants pour les pays de l'Afrique de l'ouest. Pour les contrecarrer les pays de la région ont mis en place des dispositifs qui sont régulièrement évalués par le GIABA. Celui du Sénégal est actuellement soumis à une évaluation qui prendra fin en Septembre 2017. Le premier cycle d'évaluation mutuelle a été mené entre 2007 et 2013. Le second cycle a démarré en septembre dernier avec Ghana. Le Sénégal sera le premier pays de l'UEMOA à subir cette seconde évaluation. C'est d'ailleurs dans ce cadre que se tient actuellement à Dakar, la 26ème réunion plénière de la Commission technique du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). A cette occasion, Cheikh Tidiane Diop, Secrétaire général du ministère de l'Économie, des Finances et du Plan a assuré à la structure sous régionale que le Sénégal ne ménagera aucun effort pour la bonne tenue de l'évaluation de son dispositif de lutte contre le blanchiment et mettra en œuvre les résultats qui en seront issus.

Internalisation de la Directive de l'UEMOA contre le blanchiment

Toujours dans la logique du renforcement de son dispositif contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme le Sénégal a entamé le processus d'adoption du projet de loi devant internaliser la Directive numéro 02/2015/CM/UEMOA du 2 juillet 2015 relative à la lutte contre ces deux fléaux. Selon Cheikh Tidiane Diop, le texte devra être voté par l'Assemblée nationale avant fin 2016. Il a estimé que la préparation des textes réglementaires était nécessaire pour une bonne application de la nouvelle loi dès son adoption définitive. « En septembre 2017, ce sera autour du Sénégal de mettre à l'épreuve son dispositif de lutte pour identifier les menaces et les failles et proposer des solutions », a-t-il déclaré. Le responsable du ministère de l'économie a plaidé pour une volonté politique forte et une coopération entre les pays membres du Giaba pour venir à bout du blanchiment de capitaux. Des experts désignés par la Banque mondiale apportent leur support au Sénégal dans son processus d'évaluation des risques liés à ce "fléau des temps modernes".

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Commentaires
a écrit le 15/10/2017 à 18:46 :
J'ai envoyé un dossier au GIABA, au CENTIF et à l'OFNAC au Sénégal indiquant les montants, les numéros des chèques avec les noms des tireurs et les noms des banques des tireurs, les noms des banques et les numéros des comptes où ont été versés ces chèques. Montant dépassant le milliard. et il y en aurait d'autres. Depuis plus de deux mois toujours sans réponse
a écrit le 19/11/2016 à 12:47 :
Vraiment c'est une bonne et un bon exemple que les autres pays africains devriaent enboiter le pas enfin d'eviter tout evatualiate qui tante a freiner le developpement d'un pays.merci beaucoup les inuatiteurs.

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