Nigeria : vers une hausse des taxes sur les produits de luxe

Afin d'augmenter les recettes publiques, le Nigeria envisage d’augmenter les taxes sur les produits de luxe. La proposition émane du parlement, après examen du plan de dépenses de cette année approuvé par le Sénat. Un ancien projet dont l’application serait peu facile pour ce pays qui doit redynamiser son économie.
Le gouvernement nigérian avait déjà envisagé d'augmenter les taxes sur les produits de luxe de 5% à 15%, afin de porter le ratio impôts sur PIB de 15% à 6% entre 2017 et 2020.
Le gouvernement nigérian avait déjà envisagé d'augmenter les taxes sur les produits de luxe de 5% à 15%, afin de porter le ratio impôts sur PIB de 15% à 6% entre 2017 et 2020. (Crédits : Reuters)

Pour augmenter les recettes de l'Etat fédéral du Nigeria, les parlementaires proposent au gouvernement de revoir à la hausse la taxation des produits de luxe. Cette prise de position fait suite à l'examen du plan de dépenses pour l'année 2019, approuvé par le Sénat ce mardi 9 avril. Un plan qui a révélé entre autres que le l'Etat fédéral devrait générer 172,47 milliards de nairas, soit 564 millions de dollars de recettes de privatisations cette année, pour couvrir un déficit budgétaire estimé à 1 800 milliards de nairas (environ 6,1 milliards de dollars). Selon le plan, le pays a prévu de couvrir ce déficit par des emprunts, des recettes de privatisations et des prêts garantis pour des projets spécifiques.

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L'application de la taxe reste difficile

En proposant une hausse des taxes sur les produits de luxe pour soulager la trésorerie de l'Etat, les parlementaires ont remis à jour un vieux projet. Le gouvernement avait déjà envisagé d'augmenter ces taxes de 5% à 15% entre 2017 et 2020. Mais sur le terrain, l'application d'un tel projet avait été jugée difficile. En effet, la collecte des données représente un défi majeur dans un pays où de nombreuses petites entreprises ne sont pas enregistrées. Selon les spécialistes, l'application d'une telle mesure, en cette période de faible croissance, risque également d'exercer une pression supplémentaire sur les entreprises et les consommateurs et aggraver la conjoncture économique.

Relancer l'économie

Le Nigeria, un des pays où le niveau d'imposition est le plus bas en Afrique, a tenté de mobiliser des recettes face à la baisse des prix du pétrole après la récession qui a sapé les finances publiques, affaibli sa monnaie et réduit ses capacités de dépenses. Le pays très dépendant des recettes pétrolières veut relancer l'économie et stimuler la croissance en investissant dans les routes et les chemins de fer. C'est la promesse faite par le président Muhammadu Buhari qui a remporté un second mandat de quatre ans effectif dès mai prochain.

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