Mali : au moins 95 morts dans l’attaque d’un village dogon dans le centre du pays

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Le 23 mars dernier, une attaque dans un village peul avait fait plus de 160 victimes.
Le 23 mars dernier, une attaque dans un village peul avait fait plus de 160 victimes. (Crédits : Reuters)
Au moins 95 personnes ont été tuées, 38 autres blessées et 19 disparues dans l'attaque d'un village dogon dans le centre du Mali selon un bilan provisoire annoncé ce lundi matin par le ministère malien de la Défense. Selon les premières informations, c’est le village dogon de Sobane-Kou, dans la commune de Sangha qui a été attaqué dans l’après-midi du dimanche 9 juin aux alentours de 3h.

C'est une nouvelle désolation au pays d'Ibrahim Boubacar Keita (IBK) où les autorités viennent de confirmer un nouveau massacre à la suite de l'attaque qui a visé le village dogon de Sobane-Kou, dans le centre du pays. Le ministre malien de la Défense, Tahirou Dembelé, a confirmé ce lundi matin aux médias, que l'attaque qui a eu lieu dans l'après-midi du dimanche 9 juin, a fait au moins 95 morts, 38 autres blessés et une vingtaine de disparus. Le bilan est provisoire et pourrait s'alourdir.

Selon les premiers témoignages recueillis par la presse locale, les assaillants qui seraient une cinquantaine et lourdement armés, sont venus à bord des motos et de pick-up. Ils ont d'abord encerclé le hameau avant de lancer leur assaut au cours duquel aucun habitant n'a été épargné notamment les femmes, les enfants et les vieillards. Certaines des victimes ont été égorgées et d'autres abattus par balles. Les premières images publiées sur les médias sociaux montrent un village complètement rasé avec des greniers et des maisons complètement incendiés.

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Situation sécuritaire critique dans le centre

Ce massacre intervient après celui qui a fait en mars dernier, plus de 160 morts dans le village peul d'Ogossagou toujours dans le centre du pays. Cette zone est particulièrement affectée par la dégradation de la situation sécuritaire avec des attaques terroristes récurrentes, auxquelles s'ajoutent des conflits intercommunautaires meurtriers. Malgré le déploiement des forces armées maliennes ainsi que des partenaires étrangers (MINUSMA, Barkhane, FC G5 Sahel), le contexte sécuritaire ne cesse de se dégrader.

Encore récemment, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a alerté sur la situation et a appelé au redéploiement des Casques bleus de la Minusma dans la région de Mopti, épicentre des violences. La sortie médiatique du SG de l'ONU intervient à quelques semaines d'une décision du Conseil de sécurité de l'ONU sur la prolongation de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Tout en dénonçant dans son rapport, la montée de la violence inter-communautaire et la prolifération d'attaques terroristes dans le centre du pays, le secrétaire général des Nations unies a plaidé pour un renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix.

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