La Côte d’Ivoire mobilise 9,4 milliards Fcfa pour ses filières mangue et ananas

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La région du Grand Bassam est l’une des principales zones de culture de la mangue et de l’ananas en Côte d’Ivoire.
La région du Grand Bassam est l’une des principales zones de culture de la mangue et de l’ananas en Côte d’Ivoire. (Crédits : Pixabay)
En partenariat avec la BAD, la Côte d’Ivoire, premier pays agricole de l’UEMOA, va investir dans le développement de la transformation locale de l’ananas et de la mangue. L’investissement entre dans son plan de mise en place d’une industrie locale pour la transformation de 50% de la production agricole.

En Côte d'Ivoire 9,4 milliards de Franc CFA, soit 16,3 millions de dollars vont être investis pour l'industrialisation des filières ananas et mangue. L'annonce a été faite ce mardi à Grand-Bassam par le coordonnateur du projet d'appui au renforcement de la compétitivité du secteur industriel (PARSCSI), Fae Adrien. Ce dernier s'est exprimé à l'ouverture de l'atelier de validation des rapports de diagnostic ananas et mangue qui vient de s'achever dans le Grand-Bassam, l'une des principales zones de culture de la mangue et de l'ananas.

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L'investissement est un pas dans l'exécution du plan ivoirien de relance agricole et dont l'objectif est de rendre le secteur plus compétitif et lucratif pour les acteurs locaux.

Booster la transformation locale agricole en Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire est l'un des principaux pays agricoles d'Afrique de l'Ouest dont l'agriculture génère près de 50% des recettes annuelles. Des principaux produits cultivés en Côte d'Ivoire, on retrouve les cultures fruitières. Parmi eux, la mangue avec une production annuelle d'environ 150 000 tonnes dont 30 000 tonnes destinées à l'exportation. Le pays est également un grand producteur d'ananas, l'une de ses principales cultures de rente. Il compte environ 2500 petits planteurs d'ananas informels ou traditionnels qui génèrent plus de 80 % de la production locale. De manière générale, la Côte d'Ivoire est un acteur clé des produits tropicaux. Elle fournit 40% du cacao et 20% de l'anacarde au niveau mondial. Depuis la sortie de crise en 2012, les autorités ont mis l'accent sur le développement et la transformation de plusieurs cultures fruitières dont la mangue et l'ananas afin de booster les revenus des populations du nord du pays à faibles revenus.

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A l'horizon 2020, la Côte d'Ivoire vise dans son Plan de relance agricole (PNIA) la transformation locale de près de la moitié de sa production agricole pour créer de la valeur et de l'emploi. Cela, en mettant notamment l'accent sur l'exploitation et la transformation des produits tropicaux dont le cacao, l'ananas, le coco, la mangue, l'anacarde. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les investissements ivoiriens en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD).

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Commentaires
a écrit le 28/06/2019 à 12:56 :
Messieurs et mesdames les journalistes de La Tribune, pouvez-vous m'expliquer la différence entre une sous-region et une région ?

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